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de les baigner ainsi plusieurs
J ours de suite pour en détruiree germe.
On prétend que quelques fa-milles du Hainault autrichiense préservent de la petite vé-role, en pratiquant ce que nousallons décrire.
Lorsqu’un enfant vient aumonde , avant de lier le cordonombilical, il faut, en le cou-pant, laisser assez de longueurau bout qui tient au nouveauné, pour qu’on puisse le teniravec facilité. On a soin d’en ex-irimer une liqueur jaunâtre ; etorsque la pression ne peut plusen obtenir, on prend une pe-tite éponge douce qu’on imbibed’eau tiède; on en lave cettepartie jusqu’à ce que l’eau de-vienne claire; on laisse suinteralors une goutte de sang, dontle vermeil au nonce qu’il ne resteplns de ce ferment jaune , qu’oncroit le virus de la petite vérole;on lie ensuite l’ombilic , et l'o-pération est faite.
Ce moyen serait facile , s’il
Î iroduisait véritablement lesions effets préservatifs qu’ons’en promet.
On a inséré , dans le Journalde Paris, du ir avril 1780, unelettre sur cette méthode, avecinvitation d’en faire usage ;mais une lettre postérieure, in-sérée dans la feuille du 10 maisuivant, annonce le peu de suc-cès de cette pratique elle dan-ger d’y recourir. ( Vpyez aussi àce sujet une lettre insérée dansle Magasin Encyclopédique , 5 e .année, t. IV, p. 528, où l’on jcite une pratique à - peu - près isemblable du docteur Salchon, 1
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consignée dans les Mémoires del'Académie, de Berlin. )
M. Cothenius , premier mé-decin du roi de Prusse, dontl’opinion n’était nullement fa-vorable à l’inoculation , rédui-sait les préservatifs de la petitevérole a ces deux chefs : i°. em-pêcher qu’elle ne se communi-que des personnes qui en sontactuellement atteintes, à cellesqui ne le sont pas, en séques-trant totalement les premièresde la société, comme 011 en usepour la peste; 2 0 . mettre ceuxqui sont exposés à la contagionà un régime acide et nnti-phlo-gistiqtie, conformément à lapratique des Arabes. ( Voyez lemémoire de M. Cothenius , dansla Collect. Acad ., partie étrang .,t. XII , p. i 56 . )
Les juifs qui sont sous la do-mination turque, frottent, ainsique leurs ancêtres, les enfansnouveaux-nés avec du sel, etles lavent avec de l’eau salée,dans l’intention de les garantirde la petite vérole. L’on assurequ’effectivement les Hébreuxne sont jamais attaqués de cettemaladie, au lieu que les Juifs,qui habitent parmi les chré-tiens,etqui ont perdu cet usage,sont aussi sujets à la petite vé-role que les chrétiens. L’essaide cette pratique ne serait nidispendieux, ni dangereux.
M. Marsillac a fait part, à laSociété Philomatique, du suc-cès de l’inoculation de deux en-fans et d’un chien, ave~ descroûtes varioliques pulvérisées(étendues sur du pain avec dui beurre. ( Voyez le Bulletin de1 cette Société , octobre et novem