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l’Ecritoire, vendait, en 17G8,des martinets en forme de boas-sole , qu’on remplissait d’huileet qui, au moyen d’une mèche,servaient au même usage queles lampes économiques.
§ III. Des lampes appelées
QUINQUETS.
Depuis l’on s’est occupé enFrance des moyens de perfec-tionner les lampes. En 1785,MM. Lange et Çuinquet ontfait voir au public des lampesnouvelles , dont une seule mè-che produisait une flamme plusblanche , plus vive , plus écla-tante que celle de plusieurs bou-gies allumées. Ou peut voir cequi en est dit dans le Journal deParis, 1784 , n°. 49 , et 178'j ,n”. 09.
Tout le mécanisme consistaiti°. dans la position circulaireet le peu d’épaisseur de la mè-che ; 2°. dans un tuyau d’air pla-cé au centre de la flamme; 3 °.dans un cylindre de crystal for-mant une espèce de cheminée,qui contenait la flamme et l’em-pêchait de vaciller ; le tout dis-posé dans des proportions rigou-reusement nécessaires. Quandon bouchait le tuyau d’air, laflamme devenait d’un rougeobscur, et produisait quantitéde Fumée . Aussi-tôt qu’on luirendait l’air , la flamme se dé-veloppaitetreprenait del’éclat.Nous avons vu au théâtre Fran-çais un lustre garni de plus desoixante de ces lampes ; la salleétait magnifiquement éclairée ;maisons’esl apperçu qu’il tom-bait quelques gouttes d’huile de
Tome IV.
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ce lustre; il a été supprimé. Ilne manque quant à présent , àcette belle invention , que ledegré de perfection qu’elle doitatteindre. L’objet essentiel se-rait d’y trouver économie etpropreté.
Le Journal de Paris , g plu-viôse an 9 , a annoncé une lam-pe mécanique qui produit l’ef-fet de trois quinquets réunis , ets’accommode aux usages chi-miques et domestiques. On entrouve chez le cit. Caral, horlo-ger,ruede l’Arbre-Sec, 11 0 . 16,et chez le cit. Careau , rue St.-André, n°. 91.
I J ar des expériences réitéréessur ces lampes à double courantd’air , on a obtenu pour produitd’une once d’huile, une lumièreégale à celle d’une bougie brû-lant pendant g heures 5 i mi-nutes.
Dans la même année , 1785 ,on a annoncé des lampes d’unautregenre,en forme de lustres,dont chaque mèche posée danssa largeur et non circulaire , àl’air libre et non enfermée dansune cheminée de verre, nedé-ensait que 5 onces d’huile enheures. Ou peut prendre idéede la construction de ces lustres,dans un mémoire inséré dansle Journal de la Blancherie ,1786, p. 345 , mémoire qu’il se-rait trop long de rapporter enentier ; mais assez intéressanten ce qu’il contient une compa-raison critique des lampes con-nues sous le nom de Lange ou deQuinquet.
Le mêmejournal, année 1786,p. 276, a annoncé une lampe denouvelle construction, sans go-B