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Mâchefer. c’est le nom
qu’on donne aux scories oucrasses du charbon de terre. Cesscories, jetées comme matièresùe rebut, peuvent cependantêtre utilement employées a l’u-sage des mortiers, aux construc-tionshydrauliques et terrestres,dans la composition des terrespropres aux creusets et four-neaux de chimie, par les fa-bricans de briques, au lieu desable ; par les paveurs , au lieude tuileau ; par les entrepre-neurs de bâtimens, sous les par-quets, pour garantir de l’hu-midité ; par les jardiniers, dansles dessins des parterres, etc.Voyez, ce qu’en dit le Journalde Paris, 1788, p. i/j8o.
MACHINES. La mécani-que, aidée des mathématiqueset de la physique , est une dessciences les plus importanteset les plus utiles à l’hommeréuni en société. C’est avec sonsecours que l’industrie humainenous prépare la farine, foulenos étoffes , tire l’huile des vé-gétaux, réduit les chiffons enpâte pour en faire du papier ,prépare le salpêtre pour en fa-briquer la poudre, élève l’eaupour notre usage et la décora-tion de nos jardins ; coupe lesmontagnes, dessèche les ma-rais , ouvre le sein de la terre ,soit pour la forcer à. nous don-
ner des récoltes abondantes, soitpour en arracher l’or et les pier-reries.
L’usage de la mécanique estjournalier, et cette science estd’un besoin continuel ; maispour en faire l’application lors-que l’occasion se rencontre, ily a quatre choses principalesqu’il ne faut pas perdre de vue ,la puissance , la résistance , lepoint cCappui ou centre du mou-vement , et la vitesse du mouve-ment.
La puissance est la force em-ployée, soit à vaincre un obs-tacle , soit à soutenir son effort.Lorsque ce travail doit êtrecontinu, il ne faut pas comptersur un effortqui excède le quart ;un homme qui peut porter pen-dant quelques mstans un far-deau de 100 à i 5 o livres, nadoit être chargé que de a 5 à 5 olivres. ( Voy. au mot Moulins ).
La résistance est la force oula somme de plusieurs obsta-cles qui s’opposent au mouve-ment du corps sur lequels’exerce la puissance, tel qu’unbloc de marbre ou de pierre ,qu’il s’agit de lever ou de traî-ner.
Le point d'appui ou centre dumouvement , est le point sur le-quel roule le mouvement : quel-quefois ce n’est qu’un point fixe,tel que, dans la balance, l’en-