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farré : vous aurez soin d’as-sembler les petites planches quiforment les faces de la lanterneà queue d'aronde, et vous lescalfeutrerez avec du ciment oude la colle-forte, de manièreque l’air ne puisse passer entreles jointures;ensuite on ména-gera , dans l’une des faces decelte lanterne, une fente ou pe-tite porte qui restera constam-ment ouverte, et servira à faci-liter le moyen de placer la chan-delle. Cette porte aura environ6 à 7 pouces de hauteur à comp-ter du fond de la lanterne,sur2 pouces i/a de large. Vousmettrez la chandelle dans ladouille; et quoiqu’elle soit ex-
Î iosée à l’air sans que rien puissea garantir du vent, celui-ci nesera pas capable de l’éteindre.
La douille de celte lanternepourrait porter un pas de vispour entrer dans un écrou quiserait placé au fond de la lan-terne ; alors la douille devraitêtre d’un diamètre moindre quecelui de l’écrou; cette disposi-tion donnerait la facilité deplacer la chandelle dans la lan-terne;carçiprès l’avoir mise dansla douille, op la ferait entrerdans l’intérieur, et l’on visse-rait ensuite la vis placée dans ladppille dans l’écrou destiné à larecevoir. Ce procédé est tiréd’un ouvrage anglais , qui apour titre The jevrel oj'art andnature, imprimé à Londres en1694. ( Voyez le Journal Ency-clopédique du i 5 avril 1780).
Voyez Réverbères,Photophore,çt au mot Écaille, ce qui estdit des lanternes de corne desÇhinois.
§ I er . Lanterne magique.
La lapterne magique est uqde ces inslrumens qu’une tropgraude célébrité a presque reiitdu ridicule aux yeux de biendes gens. On la promène dansles rues ; on en divertit les enrfans et le peuple ; cela prouve ,avec le nom qu’elle porte, queses effets sontcurieux etsurprc-nans. Cet instrument de diop-trique, inventé par le père Kir-cher, a la propriété de faire pa-raître en grand sur uriemurailleblanche des ligures peintes enpetit sur des morceaux de verreminces, et avec des couleursbien transparentes. Dans la lan-terne magique , on éclaire for-tement par derrière le verrepeint, sur lequel est placée lareprésentatiou de l’objet, et onplace par devant, à quelquedis-tance de ce verre, deux autre»verres lenticulaires qui ont lapropriété d’écarter les rayonsqui partent de l’objet, de lesrendre divergens, et par consé-quent de donner sur la murailleou sur la toile blanche opposée,une représentation de l’imagebeaucoup plus grande que l’ob-jet. . .
On place ordinairement cesdeux verres dans un tuyau oùils sont mobiles, afin que l’onpuisse les approcher ou les éloi-gner l’un de l'autre suffisam-ment pour rendre l’image dis-tincte sur la muraille. On peutéclairer la lanterne magique oupar le soleil ou parla lumière :dans le premier cas, ses effetssont semblables à ceux du mi-