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prend un peu de cochenille enpoudre, dont on fait un nouetdans un sac de toile : on fait in-fuser ce nouet en le remuantdans la lessive, jusqu’à ce que lacochenille ait donné toute sacouleur. La première couleurqui sort est la meilleure , on lagarde à part dans un vaisseaude verre. Quand toute la couleurest extraite , on prend un peud’eau d’alun qu’on verse sur lalessive, jusqu’à ce que tout soitcaillé.
On dislingue dans le com-merce trois sortes de laques; lalaque fine de Venise , la laquecolonibine , la laque liquide. Laremière , quoique fabriquée àaris , a conservé le nom delaque de Venise ; elle se fait dedifférentes manières, et chaqueopération demande des soins etdes frais excessifs. La composi-tion des deux autres laques estégalement dispendieuse et pé-nible.
Le cit. Girod-Chantrau , quia commu niqué à la Société Phi-lomatique nombre d’observa-tions curieuses sur les conferves,qu’il regarde comme de véri-tables polypiers , a trouvé surune conferve , qu’il a nomméeeanferva lacustris , un animal-cule qui lui a fourni une couleurronge approchant de celle de lacochenille , et qui lui a servi àenluminer une figure de cet ani-mal. ( Voyez le Bulletin de laSociété Philomat. y au. 5 , n°. 6 ).
§ III. Laque de kermès.
Le kermès est un gallinsecte,dont nous avons donné l’histoire
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dans le Manuel du Naturaliste.Voyez aussi le mémoire de M.Geoffroy, inséré dans la Coll.Acad. , part, franç ., t. IV , p.200, et celui de M. Nissole , p.2o3. On trouve l’insecte, dont ils’agit ici, en Provence , sur unepetite espèce de chêne verd : onen retire une très-belle couleurrouge par le procédé suivant.On prend quatre pintes d’eaufroide, quatre livres de son defroment ; de sel de levant et dei’enugrec, de chacun deux drach-mes : mettez toutes ces matièresau feu dans un chauderon, jus-qu’à ce que l'eau soit chaude aupoint de n’y pouvoir mettre lamain : alors retirez l’eau du feu,et couvrez le chauderon d’unlinge , afin que la chaleur s’yconserve le plus long-tempsqu'il se pourra ; et laissez repo-ser le mélange pendant vingt-quatre heures , au bout des-quelles vous décanterez cettelessive pour être employée auxusages suivans.
Prenez un vase net ; mettez-y trois pintes d’eau et une dudissolvant ; et lorsqu’elle auracommencé à bouillir, joignez-y des grains de kermès pilés dela manière suivante : On piledans un mortier de bronze uneonce de grains de kermès ; oules fait ensuite passer entière-ment par un tamis. Cela fait,prenez un peu de tartre brut ;pilez-le dans le même mortier;le tartre se chargera de tonte lateinture qui sera attachée aufond du mortier et au pilon ; je-tez ce tartre mêlé avec la pou-dre de grains de kermès dansl’eau, lorsqu’elle aura tommen-