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Xes sels végétaux , tels que lapotasse, le sel de tartre, ne sontpoint propres à mettre dans lacolle de relieur, parce que sedissolvant par l’huinidité, ilsfont des taches dans les livres.On dit que, pour garantir lesbibliothèques des attaques desinsectes, il faut frotter les livrespendant les mois de mars, dejuillet, de septembre, avec unmorceau d’étolfe de laine sau-
f )oudré d’alun pulvérisé : danses herbiers que l’on fait fairepour conserver les plantes, ondoit recommander aux relieursde mettre aussi de l’alun dansla colle ; car ces insectes atta-queut pareillement les plantes.( Voyez au mot Herbier , la ma-nière de dessécher les plantespour en former un herbier).
§ II. Lessive pour nétoyer leslivres et blanchir les estampes.
Il arrive souvent que l’huilequi entre clans la compositionde l'encre des imprimeurs, sesépare à la longue de cette encre,et tache le papier, sur lequelelle s’étend imperceptiblement;la même chose arrive aux es-tampes :nous allons indiquer lemoyen d’y remédier.
11 est aisé de faire sur uni mauvais livre gras, saleetnoir-| ci , l’essai que l’on indique,avant del’eniployersurunlivrerare qui aurait été taché , gâté! et noirci, et que l’ou voudraitnétoyer, pour lui rendre sonpremier lustre.
On ôte d’abord la couverturedu livre qu’on veut nétoyer ;ensuite on prépare une lessive
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avec de la cendre désarment devigne; il ne faut'point que lalessive soit trop forte': pour ceteffet, on met un boisseau- dacendres sur quatre seaux d’eaude rivière ; on la laisse bouillirplusieurs heures, pour que l’eause charge des sels de la cendreon la laisse reposer l’espace desept à huit jours; on la lire en-suite à clair par inclinaison. Oupeut alors , avec cette lessive ,nétoyer toutes sortes de livreset d’estampes, pourvu qu’ils 11esoient point écrits ou peintsavec encre ou couleurs gom-mées ; car il n’y a que l’encrad’impression qui résiste à ceblanchissage.
On prend le livre que l’on veut ;lessiver ; on le met entre deuxcartons, que l’on serre légère-ment avec une ficelle, afin queles feuillets du livre 11e soientpoint trop serrés, et que la les-sivey puisse pénétrer ; danp cetétat, on met le livré bouillirun quart-d’heure dans la lessivepréparée ; on l’en relire ensui-te; on ôte la ficelle ; on.le metsous une presse, sous laquelleon le comprime fort, pour en’exprimer toute Peau dé la les-sive qui sera chargée de sacrasse. On le laisse sous la presseun quart-d’heure; on Je met re-bouiliir de nouveau dans l’eau,ayant soin de ne l’y pas laisserun plus grand espace de temps,ce qui pourrait altérer l’impres-sion; on le remet ensuite sousla presse pour exprimer toute lalessive sale.
Pour cette'seconde fois, onmet le livre encore tout chaudlorsqu’on le retire de dessous la