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enter les loteries les plus com-posées. On y trouve aus^i, année1708, suppl., p. < 4, et année171a, p. 176, de.; méthodes pourle tirage des loteries.
LOUCHE. L’œil est le plusbrillant de nos oiganes, le mi-roir du sentiment et de la pen-sée; le strabisme ou le regardlouche, est une de ses plus Fré-quentes altérations; ce vicevient d’inégalité de force dansles jeux, soit que l’habitudel’ait produit, soit qu'on l'aitapporté en venant nu monde, ouque quelque accident lui aitdonné naissance; mais si celteinégalité n'est point trop con-sidérable, que l’habiuidenesoitpoint trop invétérée, on peutparvenir à rectifier ce défaut.
Voici des expériences de M.deBuffon, qui démontrent d’unemanière incontestable que lestrabisme ne dépend que de l’i-négalité de force dans les jeux;il a présenté à des enfans qui nesavaient pas lire encore, despoints ronds, triangulaires etcarrés, en leur fermant alterna-tivement l’un des deux yeux;les uns distinguaient de plus oumoins loin la forme de l’objet;mais tous avaient les yeux iné-gaux en force. Cela était quel-quefois si frappant, qu’il, y enavait qui ne voyaient avec l’œilfaible, qu’au tiers de la distanceà laquelle ils voyaienlavec l’œille puis fort; celui des deux quiétaitle plus difforme, était aussile plus faible : ce qu'il y a deplus singulier, c’est que lorsqueM. de Bufl'on couvrait le bonœil de ces sortes d'enfans, lemauvais œil, obligé pour lors
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de travailler, changeait de di-rection et se relevait pour poin-ter vers l’objet, comme l’autreœil était accoutumé de le faire;ccs expériences prouvent dé-monstrativement que le regardlouche consiste dans cette dis-position vicieuse de l’organe ,qui fait que quand l’un des deuxyeux se dirige vers l’objet, l’au-tre s’en écarte , parce qu’il esttrop faible pour pouvoir lepoiu-ter directement, et qu’en vou-lant considérer l'objet, il ren-drait l’image confuse ; l'œil laplus faible est donc inutile àceux qui louchent, et ils 11e s’enservent pasplus qu'un borgne nese sert de celui qu’il a perdu.
Collection Academique , partiefrançaise , tome IX , page•>. 1 2. )
Tous les loue.hesdonl les yeuxsont les plus inégaux en force ,ont le mauvais œil tourné ducôté du nez; on peut regarderceux-là comme incurables.Ceuxqui ont l’œil le plus faible tour-né du côté des tempes, com-munément n’ont pas les yeuxaussi maltraités ; c’est précisé-ment, dit il. Yandermondedans son Essai sur la maniéré deperfectionner l’espèce humaine ,ce qui arrive aux enfans dans leberceau. Quand le jour ou la lu-mière leur vient de côté, l'œilcherche celte direction, et setourne du côté des tempes.Quand le strabisme vient decette cause, on peut y porterremède ; il faut tourner le ber-ceau vers la lumière, et faireeu sorte que le jour vieillie euface à l’enfant. Si les nourricesprenaient toujours ces précau-