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Tome quatrième.
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de vingt-quatre ou trente pou-ces de diamètre : de tout tempson a fait les plus grands effortsà cet égard, dans le dessein d'ob-tenir des foyers de dioptriquecapables de donner une chaleurbeaucoup plus forte que cellequ’on peut tirer de tous lesmoyens connus d’appliquer etd’employer le feu ordinaire.Mais comment parvenir à avoirune masse de verre de trois àquatre pieds de diamètre et desept à huit pouces d'épaisseur;et si on parvient, quel travailensuite pour convertir cettemasse en une loupe régulière etbien polie ! Les loupes à eaueuvent se faire de toutes gran-eurs et à peu de frais. On estabsolument le maître de leurdonner au centre telle épaisseurque l’on veut,c’est-à-dire,qu'onpeut les faire à volonté d’unfoyer court ou long, sans crain-dre que l’épaisseur qu’exige unfoyer court empêche les rayonsde passer ; comme cela arriveen pareil cas dans une loupe deverre solide, parce que l’eaudistillée est toujours beaucouplus transparente que le pluseau verre. On voit par-là quele foyer d’une loupe à eau detrois pieds de diamètre, seraincomparablement plus puis-sant que celui d’une loupe deverre solide de même diamè-tre , et d’une pareillesphéricité.( Voyez, dans la Coll. Acad. ,part, franç ., t. XV, p. 74» lerapport fait par les commissai-res de l’Académie des Sciences,au sujet des expériences faitesau jardin de l’Infante en 1774»avec une loupe à eau construite

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parM.deBernières. Cette loupeavait huit pieds de diamètre,composée de deux verres con-vexes, sextisexactementet rem-plis intérieurement par 144pintesd’esprit-de-vin; son foyerétait de cinq à six pieds; elleétait montée sur un affût decharpente , de manière qu’ellepouvait être dirigée par le mou-ment d’un seul homme. )

Les loupes en général ont unavantage sur les miroirs conca-ves, relativement aux foyersbrûlaus. Le foyer des miroirs seporte de bas en haut; en sorteue dès que le corps que l’on yprouve est fondu, il tombe , etle foyer du miroir n’a plus d’ac-tion sur lui. Avec une loupe, aucontraire, comme le foyer seporte naturellement de haut enbas, sur-tout dans les grandsjours de l’été, lorsque le soleilà midi approche du zénith, ilest aisé de le faire plonger dansun creuset, et de l’exercer ainsisur lecorpsque l’on veut éprou-ver, tant et aussi long-tempsqu’on le juge à propos, mêmeaprès sa fusion, pour parveuiFà le calciner ou à le vitrifier.

Si on reçoit au fond d’un jar-din ou d’une cour les rayons dusoleil sur un miroir plan, posésur une chaise ou sur toute au-tre chose qui puisse le soutenirincliné, de manière que cesrayons renvoyés, par ce miroir,parallèlement à l’allée du jar-din, aillent, même a cent pasde distance, tomber sur uneloupe à eau posée verticalementà la rencontre de ces rayons, ilse formera derrière cette loupeun foyer presqu’aussi actif que