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chair humaine, et qui ne don-nentguèresur lesappâts : il con-siste à faire creuser une fossede 14 à i 5 pieds de profondeur,en forme de cône tronqué, avecune ouverture de G à-j pieds,le tout bien muré. La fosse doitêtre éloignée des arbres et buis-sons , dans un lieu découvert,de sorte que le loup puisse ap-percevoir la proie que l'on ymet. Ou évitera de creuser lafosse dans des terres fortes ethumides où l’eau séjourne.
On pose raz-terre surcette ou-verture une poutrelle de 4^5pouces de face, qui fait sailliejusqu'au centre de la fosse, scel-lée dans le mur, enterrée auniveau de la terre avec deux pi-quets qui en traversent l’extré-mité pour soutenir un plateaude 7 pouces de diamètre un peucreusé, sur lequel on met de lapaille et uu canard arrêté, com-me les oiseaux qui sont à la ga-lère, par un œillet de fer. Dansl’épaisseur du plateau on aurapratiqué (les trous à un poucede distance , dans lesquels oninserre des baguettes de boissèches et cassantes , dont le boutsupérieur porte sur le bord duunir de la fosse ; le tout se re-cuvrede paille; on en met aussiuix environs sur lesquels ou ex-pose des quartiers de bêtes mor-es et des morceaux de pain lïits,lonnne il a été dit, ou des ca-lavds vivaus; les femelles sontpréférables , parce que leursiris attirent mien •. les loups. Leiond de la fosse sera garni d’uuït de sarment et d’un autre depaille , pour que les loups qui3 tombent ne puissent s’élancer
LOU
hors du trou faute de poinld’àp-pui. Le Meilleur temps pourtendre ces pièges est l’hiver,lorsqu’il neigeouqu'il pleut: onrecouvre les fosses en été avecdes planches, de la terre et desbrossailles, pour que les loupsue s’en méfient pas, et ne puis-sent les reconnaître.
Voici une méthode plus sim-ple , plus facile que les autres ,etégalenient infaillible pour at-tirer les loups et les détruirepar le moyen des pièges. Il fautprendre de la graisse d’un âne ,gros comme deux œufs , et au-tant de terre d'argile; faire cuirele tout ensemble , jusqu’à ceque cela soit bien roux , et lemettre, dansuue poche de linge.On attache ensuite une louveprivée ou sauvage au milieud’un bois, en suspendant la po-che à six pieds au-dessus d’elle,La louve,se voyant seule, necesse de regarder l’appât et deheurler toute la nuit ; les loupsqui sont aux environs y cou-rentavec unesi grande rapidité,qu’ils se précipitent dans lespièges dont on a eu soin d’en-tourer l’animal. Voyez dans laFeuille du Cultivateur , t. V, p.i 5 a, la description d’un pareilpiège à bascule.
En 1788,M. Regnier, méca-nicien , a fait annoncer dans lespapiers oublies, sous le nom debotte foudroyante , un instru-ment pour détruire les loups etnutrosanimaux carn aciers.Cetteboîte que l’on suspend perpen-diculairement à la tige d’un ar-bre, renferme un grand pisto-let. A la gâchette du pistoletrépond une espèce de détente, à