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sensation étrangère an commundes hommes, mais simplementà l’observation de l’horizon qui,à l’approche d’un vaisseau versla terre ou vers un autre vais-seau , manifeste nécessairementun météore particulier,cjue toutœil peut appercevoir aisémentet sans se fatiguer.
» Les eaux delà mer , dit-il,doivent, en raison de la mul-titude énorme, des productionsanimales , végétales et minéra-les (fui existent dans leur sein ,engendrer un foyer de fermen-tation très-acti f. Les esprits pro-duits de cette fermentation ,étant intimement combinésavec les eaux , ne se manifes-tent que légèrement au-dehorstant que ces mêmes eaux sonttranquillesj mais dès l’instantque la mer est agitée par les fortstemps ou par la pression d’unvaisseau qui sillonne sa surfa-ce , ces esprits s’élèvent, et for-ment une vaste enveloppe au-tour du mobile qui les a déga-gés. Si ce mobile est une flotte,l’atmosphère est plus volumi-neuse, à raison du nombre desvaisseaux; cette atmosphère s’a-vance et se grossit à chaque ins-tant des nouvelles émanationsqui se dégagent des eaux sillon-nées.
» Jusques-là , cette colonneimmense de fluide est invisiblecommel’ai r auquel elle se trouveintimement mêlée. Mais aussi-tôt que les vaisseaux parvien-nent dans une circonstance oùil s renconlrentd’au très vapeurs,telles que céHés qiiî s’échap-pent de la terre ou de. la iner,même sillonnée par d’autres
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vaisseaux venant d’un côté op-posé , tout à coup les deux at-mosphères, séparément diapha-nes, se colorent parleur contactréciproque , et deviennent vi-sibles à l’œil d’un observateurhabitué.
3 ) Le météore résultant de cetteopacité du point de contact semanifeste aux yeux, un , deux,trois , quatre , cinq , et mêmesix jours avant le vaisseau lui-même , suivant l'état du tempset la nature des obstacles quipeuvent le contrarier. Les ventsy nuisent beaucoup, mais ils nepeuvent en détruire l’effet com-plètement, etde manière à em-pêcher de reconnaître la pré-sence d’un vaisseau vingt-qua-tre heures d’avance : ce mé-téore a la singulière propriétéde n’être pas détruit par l’obs-curité ».
Telle est la théorie de M.Botlineau, fondée sur vingt an-nées d’observations. Il prétendmême pouvoir estimer les dis-tances et reconnaître la quantitéde vaisseaux qui sont à ces mê-mes distances. ( Journal de laB làncherie , 1786, p. 128 ; voyezaussi le Journal Politvpe , t. Il,
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§ IX. Lunettes incomprêhensi~blés.
Nous avons, au mot Polèmos-copes, parlé des lunettes aveclesquelles on peut regarder unepersonne à côté de soi sansqu’elle s’en doute ; nous allonsdonner ici la construction dolunettes avec lesquelles il paraitqu’on découvre les objets à tra»