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Tome quatrième.
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en mouvement, et s’étant arrê-tée au bout &’une demi-minute;la même roue posée sur les sup-ports de M. de Mondran , etmise en mouvement parla mê-me force a-peu-près, a fait 3 oorévolutions, et ne s’est arrêtéequ’au bout de trois minutes. Lessupports qui produisaient cet ef-fet étaient des rouleaux posésverticalement. Plusieurs méea-niciens avaient déjà imaginé etpratiqué ce moyen de diminueres frottemens, avec cette diffé-rence,que les rouleaux de M. deMondran étaient presqu’aussigrandsquelaroue ; ce qui cau-sait encore une plus grande di-minution, et de plus il comptaitfaire porter Ces rouleaux surd’autres plus petits, ce qui pou-vait produire un avantage con-sidérable.

Son bu t était d'appliquer cetteconstruction à des machinespour l’élévation des eaux, et seservir de lanternes dont les fu-seaux auraient été des cylindresmobiles sur leur axe , et par-làles frottemens pouvaient encoreêtre diminués. ( Voyez Tri-bom'etre ).

1 S°. 2. Machine de Marly.

Cette grande machine, quide tout temps a attiré la curio-sité des étrangers, est, suivantles uns, de l'invention du che-valier delà Ville, suivant d’au-tres, de l’invention de Renne-quin Scalem. ( Voyez Journalde Paris , du 17 juillet 1781 ).

On commença ay travaillerle 26 juin 1682. C’est un des ta-bleaux les plus frappans del’in-

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dustrie humaine. Le premiermobile est l’eau d'un bras de larivière de Seine , lequel par soncourant fait tourner quatorzegrandes roues qui mènent desmanivelles, et celles-ci des pis-tons qui élèvent l’eau dans les

f iompes. Les pompes foulantesa forcent à monter dans les ca-naux le long de la montagne ,jusqu’à un réservoir placé surson sommet. Un superbe aque-duc conduit ensuite ces eaux àVersailles . Les eaux dans cettemachine s’élèvent, pour ainsidire, par deux stations le longde la montagne. Les pompes as-pirantes et foulantes fontd’abordmonter l’eau par cinq tuyaux ,à i 5 o pieds de hauteur dans lepremier puisard , éloigné delàrivière de 100 toises. Des ba-lanciers mis en mouvement parlesrouesque l’eau fait mouvoir,font agir des pompes placéesdans les deux puisards; cellesqui répondent au premier pui-sard reprennent l’eau qui a étéélevée à mi-côte , et la fontmonter par sept tuyaux dans lesecond puisard , élevé au-dessusdu premier de 175 pieds , etéloigné de 324 toises de la ri-vière. De-là elle est repris'e denouveau par des pompes qui,dans le deuxième puisard, larefoulent par six tuyaux de huitpouces de diamètre sur la plate-forme, élevée au-dessus du pui-sard supérieur, de 175 pieds,et de 5o2 pieds au-dessus de larivière, dont elle est éloignéede 614 toises. De cet endroitl’eau coule sur un aqueduc de33 o toises de long, percé de36 arGades, en suivant la pente4