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»u(lisent. Ils s’en mettent un aucreux de l’estomac, deux auxcuisses, deux sous les aisselles,et les voilà en état, en moinsd’une heure, de magnétiser, dedonner des cours de ventre, desnausées, des palpitations, et di-vers sentimens fâcheux d'abordet incommodes, mais dont lessuites ne les allarment point,parce qu’en effet les sulphuriséss’en sont toujours mieux trouvésaprès, et que les affections n’outlieu que chez les personnesremplies d’obstructions récen-tes, manquant d’appétit, ron-gées de rhumatismes sourds, demigraines, etc. Il est de fait queles personnes grasses, bien por-tantes, et qui n’ont aucun vicedans les humeurs ni dans lesviscères, n’éprouvent rien, si-non des envies un peu plus fré-quentes d’uriner et un meilleurappétit.
6°. Plus il y aura de person-nes qui feront chaîne en rond,qui se tiendront par la main euse pressant les pieds(debout ouassis peu importe ) , plus la per-sonne que vous magnétiserezsentira vivement et puissam-ment l’action du soufre. Tâchezd'obtenir quelque silence, etque la personne qui se prête autraitement, daigne suivre sé-rieusement ce qui se passera enelle. Quelquefois dans l’instantmême, mais au plus tard eusept ou huit minutes, elle vousdira : Je sens des grouillemensdans les intestins , vous mêmeles entendrez ,je sens une grandechaleur aux reins , entre les deuxépaules ; voici des fumées qui memontent à la ft{«. L’artère
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battra plus vite : suivront danscertains cas des crises* telles queles convulsions, les défaillances*les syncopes, etc.
Ce genre d’expérience n’estpas fait pour amuser* et la pré*sence du soufre se manifeste parune petite odeur qui ne plaîtpas, et par son action sur les bi-joux en argent qu’il noircit.
Voyez encore, sur le mêmeprocédé, le Journal de Paris ,1784, n oi . 14 et 21.
§ II, Manière de magnétiser.
Imposez légèrement l’extré-mité de vos doigts sur les hypo-condres, la main droite sur lecôté gauche, la main gaucliesurle côté d roit Imposez en même-temps l’extrémité de vos pou-ces sur le creux de l’estomac ;excitez des frotlemens légers.Après un temps moral, rame-nez les autres doigts vers le mi-lieu du corps ; quittez la per-sonne que vous touchez; éten-dez l’index vers elle ; coulez-lt*dans cette attitude le long de soncorps , à 5 ou 4 pouces de dis-tance , comme pour soutirer latraînée de fluiae que vous ve-nez d’établir entre elle et vouset la rendre à la terre. Pendantl’opération , ayez soin de ne pasperdre la communication avecla terre, et pour la recommen-cer, ramenez l’uue de vos mains,la poiutede l’index tournée versle ciel, afin de renouveler lafluide dont vous avez besoin.Tout cela s’opère à travers lesvêtemens quelconques ,quoiquales habits trop épais soient em-harrassans.