Band 
Tome quatrième.
Seite
177
JPEG-Download
 

M A G

I 77

M A G

qu’on appelle lachaîne.Chacunse trouvant placé autour du ba-quet pour donner la droite à lagauche de son voisin, tout lemonde se prend et se tient parle pouce. On peut fairelaruèmechose avec les pieds, ou enmême temps avec les piéds etles mains.

Par le même principe on faitrégner autour du baquet unecorde de simple chanvre , aveclaquelle chacun prend soin decommuniquer.

On magnétise un arbre com-me un homme , et lorsqu'il estmagnétisé, non - seulement ilpropageet augmente votre vertu,mais même en votre absence ilagit sur les personnes qui vien-nent s’appuyer contre lui.

On magnétise sa canne en latenant la pointe en l’air, ouplongée dans le bain de quel-qu'un, frottant lapomme circu-lairenient, et toujours en mêmesens , dans le creux de sa main.

Une verge de fer de 8 àgpou-cesde long étant plus maniablequ’une canne , on en peüttenirune et même deux dans la main,l’une la pointe en l’air poursaisiret renouveler le fluide, l’autredirigée vers les personnes quel’on traite , pour le transmettreet le conduire.

Lorsque vous possédez la ver-tu magnétique, il n’y a plus dedifficulté à diriger le fluide parla réflexion des glaces, par leson , et à produire les autreseffetsannoncésdans le mémoire-sur la découverte du magnétis-me animal par M. Mesmer .( Journal de Paris , 1784 > n". 47 -)

Tome IV.

§ IV. Faits merveilleux.

Voicides faits curieux annon-cés par unelettre insérée, dansleJournal de Paris , 1784 n°. 44 •

1 M. Mesmer se trouvant unjour, avec MM. Camp*** etd’Eslon , auprès du grand bas-sin de Meudon , leur proposa depasser alternativement de l’au-■ ire côté du bassin, tandis qu’il; restait à sa place. Il leur fit pion-; ger une canne dans l’eau, et yplongea la sienne. A cette dis-tance, M.Camp*** ressentituneattaque d’asthme, et M, d’Eslonla douleur au foie à laquelle ilétait su j et. O11 a vu des personnesne pouvoir soutenir cette expé-rience sans tomber en défail-1 lance.

j Un autre jour, M. Mesmersepromenait dans les bois d’uneterre au-delà d’Orléans ; deuxidemoiselles, profitant de la li-i berté de la campagne, devancè-|rent la compagnie pour courirj gratuitement après lui. lise met;à fuir ; mais bientôt, revenant:sur ses pas, il leur présenta saj canne, en leur défendant d’allerj plus loin. Aussi-tôt leurs genoux. pl ièrent sous el les ; il leur fut im-j possible d’avancer,j Un soir, M. Mesmer descen-jdit, avec six personnes, dansi le jardin de M. le prince deiSoubise. Il prépara un arbre,jet peu de temps après, Mad. laj marquise de ***, et MM. de; p r *** e t Poulot tombèrent sansj connaissance. Mad. la duchesse|deChaulnes se tenait à l’arbresans pouvoir le quitter. M. lecomte deMons.*** fut obligé deM