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et aux nerfs; celui d’est dessè-che et est contraire aux tempé-ramens secs ; enfin, le ventd’ouest, qui est le plus humide,est fe plus sain : c’est aussi leplus ami des productions de laterre. Ainsi, il serait avanta-geux, à la campagne, d’avoirses promenades et lesou verturesde sa maison à cette exposition,et d’être, par des bois, des col-lines, ou autrement, à l’ahridesautres; mais cette situation au-rait l’inconvénient d’être trophumide; d’ailleurs il est cons-tant que les pluies nous arriventordinairement du midi et del’ouest ; c’est de ce côté que lesbâtimens sont plutôt attaquéset se conservent le moins. Ilfaut, en conséquence, prendreses précautions dans la construc-tion , et se ménager des ouver-tures au levant, dont la séche-resse sera corrigée par l’humi-dité du couchant.
Au reste, ces observations surla situation générale de la mai-son , doivent varier suivant ladestination particulière de cha-cune de ses parties: un bosquetd’hiver ne doit pas être orientécomme un bosquet d’été, ni unfruitier comme une chambre àcoucher. Mais un propriétaire,maître de son local, ne doit ja-mais oublier que sa santé dé-pend de la salubrité de sa mai-son, et la salubrité de sa maisonde son exposition , Je la naturedu sol sur lequel elle est assise,des bois, des vallées, des mon-tagnes et des eaux qui l’environ-nent. Les eaux su r-tout, qui ren-dent la campagne si belle, peu-vent aussi ta rendre très-mal-
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saine, principalement si ellessont stagnantes ; il faut, dans cecas, chercher les lieux où l’aira le plus de courant, afin d’é-viter les brouillards et se pla-cer à l’exposition des vents secsui absorbent le plus d’humi-ité.
En général les grandes plaine*qui ne sont pas trop humides ,sont plus saines que les vallées ;mais les coteaux bien orientés ,en même-temps qu’ils sont plusrians , sont aussi les lieux quiparaissent réunir les plus grandsavantages.
§ I er . Manière d'assainir lesmaisons neuves et de les ren-dre très - promptement habi-tables .
Dans le Mercure de février1770, on a annoncé un mémoiresur la manière d’assainir les mai-sons et de les rendre habitablesau bout de deux mois. Le pro-cédé consistait à mettre dansles appartemens nouvellementconstruits, des terrines pleinesde salpêtre, de verser dessus del’acide vitriolique ; ces vapeursse combinent avec celles quisortent du plâtre, et se dissi-pent ensuite en ouvrant lesportes.
Au surplus, ce moyen n’estpas le seul dont on puisse faireusage ; on conseille encore d’ap-pliquer sur les murs neufs îou 5couches d’huile de noix, à quel-ques jours de distance,et ensuiteune couche de couleur quelcon-que. L’humidité, étant concen-trée, ne trouve pa3 d’issue, reste