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Tome quatrième.
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des combles briquetés. ( VoyezVoûtes. ).

On trouve dans le MagasinEncyclopédique , t. VI de l’an 5 ,

f >. 3 io , des observations lues àa société d’émulation d'Abbe-ville , sur les incendies. Il enrésulte entreautres choses,quelorsqu'un incendie se développedans une ville dont les maisonssont construites même en char-pente , les progrès se rallentis-sent, quand, un pignon de ma-çonnerie sépare la maison quitouche aux flammes ; et que sesprogrès sont plus aisés à arrêter,si le pignon dépasse la couver-ture, et si la charpente du com-ble qui s’incendie n’y est pasliée. De ces laits étayes de l’ex-périence , on infère que l’u-sage des pignons dont les ailesdépassent les couvertures , de-rvrait être général, autant dansles maisons des villes que dansles chaumières,des campagnes,afiu d’iutercepter la communi-cation dy feu par les toits, et ilne serait pas moins à desirerque ces pignons, nç portassentaucune pièce de bçis , principa-lement celles du comble, etqu’elles fussent toujours soute-nues par une charpente légère ,seulement tangente au pignon.( Voyez l’article Incendie , § I.)

En Suède , les gens richescouvrent leurs maisons en cui-vre ou en tôle vernissée ( voyezTôle ) , et les pauvres avec- dugazon et des planches ; ou desmorceaux d’écorce taillés com-me l’ardoise; il faut dan? cedernier cas môttre l’intérieur endehors. Si on se sert de gazon >il faut choisir le plus serré,et i

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donner peu de pente au toit.

Dans le même pays , quandon n’a pas de gros bois de char-pente , on scie en deux, selonleur longueur, les pièces, sansles débiter ni équarir ; on lieces deux moitiés , le côté platen dehors ; on élève ensuite lamaison qu’on revêt de planches,que l’on peut peindre extérieu-rement ; on met en-dedans despieux desapinà tous les joints,eton enduit ensuite avec la chaux,le sable et l’argille , comme linmur de pierre. Pour que L’en-duit prenne bien , on remuerargillejeomme de la bouillie :on l’applique sur le mur. Lors-qu’elle est sèche , on mêle dansune légère eau d’argille , du sonde seigle , de la sciure de bois ,de l’argile et du sable; le sableet la brique pilés valent encoremieux. On étend ce mélangesur le mur avec une brosse : lors-qu’il est sec , on crépit à l’or-dinaire, et la maison parait depierre.

Afin de mettre les charpentesà l’abri du feu , on élève letuyau de la cheminée à 2 poucesdu mur ; on remplit l’entre-deux de cendres sèches. Il se-rait encore mieux d’y mettredu sel comme sur les vaisseaux.Tout le tuyau doit être fait so-lidement, de glaise et de sable,de briques ou de platras.

Pour donner aux toits deplanches un enduit solide , onmêle à du goudron du charbonpilé et passé au tamis, jusqu’àce que le goudron deviennecomme une bouillie claire ; 011l’étend alors sur-lestoits, parlesjours les plus chauds. On em-4