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enveloppé avec de la chair; etle soumet avec lequel il faisaitallumer ce charbon , souillaitbeaucoup plus sur la langue quesur le dessus du charbon.
Ce mélange de poix noire , depoix-résine et de sou frc allumé ,est beaucoup moins chaud qu’onne pense. Les résines ne sont quefondues, le soufre ne brûle qu'àla surface , qui n’est qu’unecroûte de la nature du charbon.On peut mettre , sans une in-commodité considérable , ledoigt pendant deux secondessurce mélange fondu, versé sur unepelle médiocrement échauffée.Le bruit que faisait ce mélangeallumé, n’était pas l’effet d’uneextrême chaleur, mais de l’in-compatibilité du soufre alluméavec la salive. (On a vu une da-me faire dégoutter sur sa languede la cire d’Espagne allumée,sansqu’ily parût uneimpressionsensible). Outre que ce mélangen’est pas extrêmement chaud ,il est gras et nepeut toucher im-médiatement la langue abreu-vée de salive.
Quant au fer rouge, on assureque ce que Richardson faisaità cet égard,était beau coup moinsconsidérable que ce que fonttous les jours les ouvriersaceou-tuinés à travailler auxforges.Onobserve , au reste , que le ferbien rouge est moins chaud , demême que le verre, que lorsqueces matières sont en partie dé-rougies; mais tes plombiers fontquelque chose de plus étonnant,en allant chercher au fond duplomb fondu les pièces de mon-naie que l’on y jette. Cetteépreuve a été faite dans les jar-Tome IV.
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dins de Versailles et de Chan-tilly. Une autre preuve du peude chaleur du métal en fusion ,c’est que les facteurs d’orguescoulent leur matière sur des ta-bles garnies de futaine ou debazin, qui sert dix-huit ou vingtfois.
Si l’on trempe un carré d’acierdans l’eau bouillante, l’espaced’une minute , eu le retirant onpeut le manier, mais un peuaprès il s’échauffe, et 01111e peutplus le tenir ; un carré d’acierde même volume, et mis dansun brasier autant de temps,s’é-chauffe moius que celui qu’onmet dans l’eau. ( Callect. Acad. tpartie franç. , t. I er . , p. 1 38 . )
M. Homberg a vu en Suède des fondeurs qui , après avoirjeté dans du métal fondu unmorceau de bois , le retiraientavec leurs mains ; et M. Galloisdit avoir été témoin, au Mans ,que des ouvriers prenaient dansleurs mains de la fonte de fer,et la répandaient çà et là en dra-gées. Ainsi il ne faut pas tou-jours être la dupe de ce qu’onvoit. {Coll. Acad., part.franç .,t. I er ., p. 182. )
On peut observer, à cette oc-casion , que si on ôte de dessusle feu une chaudière pleined’eau bouillante, on peut met-tre dans l’instant la main sousle fond, sans courir le risqued’être brûlé, parce que les par-ties ignées traversent sans s’ar-rêter la partie inférieure de lachaudière, pour arriver à la sur-face, d’où , lorsque l’eau en estsaturée, elle se dissipe ; maisau bout d’un cèrtain temps, sa