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Vailles antiques moulées, répa-rées, vernissées, restituées avecdes coins modernes, reforméesavec le marteau ; celles dont lesrevers ont été contrefaits , in-sérés , appliqués ; celles dont latête, les légendes ont été alté-rées ; enfin, celles qu’on a faitéclater ou fendre exprès en lesfrappant.
On voit par-là que celui quise livre à faire des collections ,a beaucoup à appréhender ; pour6 e défendre des ruses employéespar les marchands , il faut qu’ils’attache à distinguer le métalantique, l’art de la gravure dansles différens siècles, le poinçon-nement des caractères, l’aloi desmatières précieuses, et une infi-nitéd’autreschosesque letempsseul et l’usage lui apprendront àconnaître.
11 y a un Traité de la sciencedes médailles , du baron de laBastide, qu’il faut étudier avantde se livrer à l’étude de l’artnumismatique. Il est bon ausside connaître les différens re-cueils de Pellerm. La labié duJournal des Savons contient l’in-dication d’un grand nombre detraités et de dissertations surcette matière. Dora RecuperO,Sicilien, possède une belle col-lection d’as de famille, de mon-naies consul aires et de médaillesde plomb, dont on trouve unenotice dans le Magasin Ency-clopédiq. , 5 e .année, t. Il,p.540.
§ II. Manière de tirer Vempreintedes médailles.
Les antiquaires , et en géné-ral tous ceux qui ont du goût
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pour l’histoire métallique ,pourront connaître ici la ma-nière de tirer exactement surdu papier l’empreinte d’unemédaille;il sera satisfaisant poureux de pouvoir se procurer unpetit médailler peu coûteux , etd’autant plus agréable pourl’amateur, qu’il sera le fruit deson travail.
O11 commence d’abord parfaire une empreinte la plus nettequ’il est possible sur de la cireà cacheter ; on ôte exactementtoute la cire qui déborde la mé-daille, soit avec des ciseaux,soit avec la pointe d’un canif.Lorsque cette empreinte estbien faite, on prend au boutd’un pinceau très,-délié de l’en-cre dont se servent les impri-meurs en taille-douce , et on enmet avec adresse dans toutes leslettreset dans tous les creux quiformaientlereliefdela médaille.Comme il 11’est pas possible dele faire avec assez d’exactitudepour ne pas mettre un peu denoir sur les parties élevées , onprend un petit linge, que l’onassujétit bien ferme au bout dudoigt ; et eu le passant légère-ment sur la médaille, on la né-toie assez exactement pour qu’ilne reste plus de noir que dansles lettres et les autres creux.Pour achever de nétoyer bienparfaitement la médaille, onpasse son doigt légèrement surdu blanc bien doux , comme dublanc d’Espagne , et on frottaavec ce doigt la médaille légè-rement.
Lorsqu’elle est ainsi bien né-toyée , on tient tout prêts quel-ques morceaux de papiers, plu*