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l’eau et à la crème, dans lescrèmes colorées par le chocolat,et à beaucoup d’autres usages ,et sur-tout dans les préparationsde pharmacie dont presque tousles résultats sont colorés. Voyez.les observations chimiques deM. Vauquelin , à ce sujet, dansle Bulletin de la Société Philo-matique , avril 1790, N°. 22.
MELONS. La Quiutinia adonné sur la culture des melonsdes observations qui méritentd'être lues, et qui sont consi-gnées dans le quatrième tom. dela Collect. Acad. , part, étrans ;.,pag. 5 ; çe qui nedispense pointde consulter les livres d’agri-culture et de jardinage. Cepen-dant nous citerons encore leTraité de. la Culture des Melons ,parM.Vilin, curé de Cormeil-ie,imprimé en 1774,» Amiens .
§ I tr . Choix des melons.
Ce n’est q,ue par l’usage, lesobservations particulières et lescomparaisons que l’on aura fai-tes , que l’on peut se mettre enétat de choisir les bons melons.Ordinairement, ceux qui, à vo-lume égal, pèseront davantage,et dont la queue, en lagoùtant,sera amère, seront communé-ment leÿ’ meilleurs. Si, en lefaisant sauter dans la main, onentend par sa chute qu’il rendun certain son, c’est une preuvequ’il n’est pas mûr ou qu.’il n’apoint d’eau. S’il est odoriférantet qu’il sente bien son espèce,c’est marque qu’il est trop mûr;si sa queue est sèche et ridée,c’est marque qu'il est trop mûrde beaucoup.
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On reconnaît qu’un melon estbon à cueillir, et particulière-ment l’espèce des sucrins , lors-qu’il est plus qu’aux trois quartschangé de couleur,etqu’il sem-ble se détac,lier de sa tige pardes gerçures qui se font à laqueue entre la tige et le fruit :lorsqu’on a cueilli ce melon, 011doit le mettre sur de la pailleet l’y laisser parvenir à son der-nier degré de maturité, qu’il yacquiert avec encore plus deperfection que sur la couchemême. Si l’on attend, pourcue.il-lir ce fruit, qu’il soit arrivé àson dernier degré de maturitésur sa tige, on risque souventde le trouver passé. On doit vi-siter exactement tous les jours,et même plusieurs fois par jour,sa metounière ; car des melonscueillis trois ou quatre heurestrop tôt ou trop tard, perdenttoutes leurs qualités. De plus,il y a des melons qui, à en jugerpar l’apparence, semblent êtrebien avancés et ne pas devoirtarder à mûrir, et qui ne sontbons qu’au bout de troisou qua-tre jours , tandis que d’autres setrouvent mûrs au momentqu’onne s’y attendait pas. Mais onpeut faire une observation quine trompe jamais : c’est un cer •tain luisant sur la peau, occa-sionné par les sucs qui abondentet qui circuleut encore avec latige et les racines; au lieu quelorsque le melon approche desa maturité, la peau perd ce, 1 uisant, parce que les racines nefournissant plus de suc, ou lacirculation en étant bouchéevers la queue, les parties aqueu-ses du fruit s’évaporent, et u’é-
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