Band 
Tome quatrième.
Seite
241
JPEG-Download
 

M E H

près d’esprit-de-nitre bien pur,et ensuite du mercure par peti-tes parties, jusqu’à ce que le dis-solvant en soit saturé, ce quevous reconnaîtrez s’il en restequelques globules au fond duvaisseau. Cette dissolution seraclaire et limpide, si vous avezemployé de l’esprit-de-nitre quine contienne ni acide vitrioli-que , ni acide marin.

§ V. Vapeurs du mercure.

On a prétendu que le mercu-re pouvait impunément êtreavalé en assez forte dose} queceux qui travaillaient aux mi-nes en avalaient trois ou quatrelivres, et que pour empêcher cevol, il fallait, après le travail,les enfermer trois heures pourleur donner le temps de rendrece qu’ils avaient avalé.

Le Journal des Savons faitmême mention d’une lettreécrite à Dodard, par laquelleM. Galand lui marque que lesfemmes deSmyrne avalent jus-qu’à deux drachmes de vif-ar-gent pourengraisser, ce qui leurréussit. (Voyez Embonpoint').

11 est bien certain qu’on l’ad-ministre intérieurement, et parfrictions , dans certaines mala-dies; mais c’est avec des pré-parations qui détruisent ses damgereux effets. Il faut lire lesobservations intéressantes deDom Joseph Paris, au sujet dela mine d'Alinaden, observa-tions insérées dans le Journalde ta Blancherie, 17B6 , p. 161.

En général,quand on travaillesur le mercure, on doit éviteravec soin d’en respirer les va-

Torns IV.

MER 241

peurs, et établir des couransd’air pour laisser un passagelibre à ces vapeurs dangereuses.Il y a des gens qui prétendentse préserver des effets du mer-cure en tenant dans leur boucheune pièce d’or, dans l’opinionque les vapeurs mercuriellesqu’ils pourraient avaler s’y dé-posent. ( Voyez l’article Z?o-reurs ).

Il faut a voir soin de ne portercomme nous l’avons déjà dit t.I,p. 244, ni dorures, ni bijoux d’orou d’argent. Le mercure, en s’a-malgamant avec eux , les ramol-lirait, ternirait l’éclat du métalau point qu’on ne pourrait luirendre son premier lustre sansle faire cuire, pour faire évapo-rer le mercure. ( Voyez au motDoreurs , la manière dont ilss’y prennent pour le faire éva-porer et ne pas néanmoins leperdre ).

§ VI. Congellation du mercure.

M. de Mairan se trompaitsansdoute, lorsqu’il avançait danssa Dissertation sur la glace ,comme une chose constante,que le mercure ne se gèle ja-mais. Cependant l’exposition deson système tendait au contraireà prouver qu’à un extrême de-gré de froid, le mercure peutperdre sa fluidité : mais le faitest aujourd’hui assuré par desexpériencesfaitesàPétersbourgen 1759, le ?5 décembre, par lecélèbre professeur Braun, à latempérature de 26 degrés defroid naturel, au thermomètredeRéaumur,suivant la relationenvoyée à l’Académie par M.