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du grain. Dans cet état, il estcomposé d'une infinité de filetsou de petits corps organisés,semblables, pour la figure,à desanguilles. On fait infuser le grainergoté 10 ou 12 heures dansl’eau ; on sépare les filets quien composent la substance : onapperçoit un mouvement deflexion et de tortillement très-marqué, avec un légermouve-ment de progression , qui imiteà merveille celui d’une anguillequi se tortille.Quand l’eau vientà leur manquer, ils cessent dese mouvoir. E11 ajoutant de nou-velle eau , leur mouvement serenouvelle. Si on garde cettematière pendant plusieurs jours,pendant plusieurs mois , et mê-me pendant plusieurs années,dans quelque temps qu’on laprenne pour l’observer, on yverra les mêmes petites anguil-les dès qu’on la mêlera avec del’eau, et ces mêmes filets enmouvement qu’ony a vu la pre-mière fois ; en sorte qu’on peutfaire agir ces petits corps aussisouvent et aussi long - tempsqu’on le veut, sans les détruireet sans qu’ils perdent rien deleur force ou de leur activité.Ces petits corps sont, si l’onveut, des espèces de machines,qui se mettent en mouvementdès qu’elles sont plongées dansun fluide. Ce sont des espècesde filets ou filamens qui s’ou-vrent quelquefois comme lesfilamens de la semence des ani-maux , et produisent des globu-les mouvans : on pourrait donccroire qu’ils sont de la mêmenature , mais seulement plusfixes et plus solides que les fila-
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mensdelaliqueurseminale. Ofïdoit cette découverte à M. deBuffon , qui rapporte ces détailstom. LII, p. 475, et tom. VIIIdu Supplément , p. 18 , éditionin- 12.
§ VI. Microscope à la portée detout le monde.
tin observateur qui aime àétudier la nature dans ses pluspetits détails, au défaut de saloupe de verre, peut s’en pro-curer une facilement ; il nes’agit que de placer une goutted’eau dans un petit trou , faitdans un morceau d’une lamemince de laiton ou de plomb :cette goutte d’eau réunie en glo-bule par la pression de l’air ,prend une forme convexe , etrendant les rayons convergens,grossit les objets.
Enfin , on peut faire encoredes microscopes avec des glo-bules de verre fondu , et ceux-ci sont plus solides que les pré-cédens. (Voyez Angiscopes').
§ VII. Microscope à canon.
Il y a un autre microsco-pe,qu’on a presque entièrementabandonné aux enfans, quoiquedans quelques circonstances ilpuisse être d’un usage utile pourobserver des animaux vivansque l’on y renferme , ou d'au-tres objets que l’on désiré cou-server en observation à l’abridu contact de l’air. On nommeces microscopes à canon , parceque le corpsen est composé d’uncanon de verre, pour donnerpassage à la lumière. Le fond