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fond bientôt ; il inet ensuite unebonne dose d’arsenic dans liacreuset de terre ou de fer, qu’ilbouche avec du papier bien sec;il met un manche au creuset, lerenverse et le tient au fond ducuivre fondu , jusqu à ce qu’ilne fume plus. Par ce moyeu ,l’arsenic est forcé, pour s’exha-ler, de traverser toute la massedu cuivre ; si l’on réitère deuxou trois fois cette opération , lecuivre devient très-blanc, tiès-durc-t très-susceptible d’un beaupoli pour les miroirs ardens ; ilmodèlera facilement, parfaite-ment et sans soufflure. ( JournalEncyclopédique , i 5 septembre1771 ). L’on n’ignore pas com-bien la vapeur de l’arsenic estdangereuse,et quelle précautionil faut prendre pour l’éviter.Elle consiste à disposer un cou-rant d’air qui entraîne les va-peurs.
Il faut observer, au sujet desmiroirs ardens, que le charbonest, jusqu'à présent, la seulematière connue dont 011 puissefairedes supports pour les corpsque l’on veut exposer aux mi-roirs ardens d’une grande force;toutes les autres s’y vitrifient ous’y détruisent en peu de temps,au lieu que le charbon y brûle,à la vérité, mais tout aussi len-tement qu’à un feu ordinaire.Il faut que ce charbon soit debois vert, et non pas de boissec, parce que ce dernier, com-me trop poreux, est peu propreà contenir des matières en fu-sion. ( Cpllect. Académ ., partieJ'ranç. , p. 192). Voyez Loupe.
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composition d’un métal blanepour les miroirs de métal; quantaux miroirs de bois ou cartondoré , et de fer - blanc , ce sontles moins chers de tous , et ilssuffisent dans nombre de petitesexpériences.
C'est ici le lieu de parler dumiroir ardent de M. de Buffon,qui lui donne le nom de miroirardent d’Archimède .
§ V. Miroir ardent de M. deBuffon.
Les miroirs concaves dontnous venons de parler, brûlentpar réflexion à if> ou 20 piedsau plus. Dans les miroirs réfrin-gens, le foyer est encore pluscourt. Comment, avec des mi-roirs de celte espèce, Archi-mède aurait-il pu embraser Jaflotte de Marcellus, et Proclus ,celle de Vitalien? Descartes ennie la possibilité. Le père Kir-cher, daus son Ars magna luciset umbræ , part. 5 , liv. 10, ré-voque pareillement en doute lavérité de l’histoire à cet égard,et traite de charlatanisme la li-gne brûlante de Porta et de Car-dan. La Bibliothèque Britanni-que , janv. 1796, n". 2, i er . vol.p. 222, en donnant une noticedes œuvres complètes d’Arclii-mède, par Torelli, présentequelques réflexions sur l’inveu-liou d’Archimède .
M. de Buffon , au-dessus dela prévention par ses lumièreset l’étendue de ses connaissan-ces, a pris la défense du miroird’Archimède contre le senti-ment négatif de Descartès , eta prouvé , par l’expérience,