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Tome quatrième.
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et en remuant les doigts, votre•maiil semblera toucher cetteimage et en être touchée, com-me si une autre main prenait lavôtre , à-peu -près comme fontdeux amis qui se rencontrent.Si vous vous reculez encore d’en-viron un pied, et que, tenantvotre épée nue à la main, vousen dirigiez la pointe vers le cen-tre du miroir, comme en visantaux yeux de votre image, vousverrez la pointe de votre épéesortir du miroir, et revenir versvous, comme si une autre per-sonne se battait contre vous.

Si vous fendez un peu par unbout un bâton de 5 ou 4 piedsde longueur, que vous passiezdans cette fente la queue d’unbouquet,et qu’étantplacécom-me ci-devant, vous présentiezau miroir ce bâton par le boutoù est le bouquet, en le diri-geant horizontalement commel’épée , mais en observant deprésenter le bouquet renversé,vous verrez en l’air son image,les fleurs en haut, et plusieurspersonnes étant à côté de vous ,le verront aussi.

Il y a un grand nombre d’au-tres expériences curieuses àfaire avec ces miroirs concaves;mais le détail en serait tropétendu. ÇVoy. Fantasmagories").Il suffit de dire que la propriétéqu’ils ont de grossir prodigieu-sement, les rend fort commodesaux hommes pour se raser etpour se nétoyer les dents, et auxdames, pour placer leur rougeet en affaiblir les extrémités demanière qu’il imite mieux labelle nature, pour arranger leurscheveux, pour se rendre la peau

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unie et en corriger les défauts.Ces miroirs les grossissant, lesleur font mieux appercevoir.

§ VIII. Miroirs-convexes.

Ces miroirs sont composésd’une glace courbée au feu, enportion de sphère doucie et po-lie ensuite, pour .que ses deuxsurfaces soient régulières et pa-rallèles entre elles, la surfaceconcave étant étamée. Ces mi-roirs font leurs effets par la sur-face convexe. On les monte surun axe et sur un pied , de lamême manière que les miroirsconrâves : ils ont la même mo-bilité. Ces miroirs nous repré-sentent les objets dont ils ré-fléchissent l’image à nos yeux ,d’autant plus petits, qu’ils fontpartie d’une sphère d’un pluspetit diamètre ; d’où il résultequ’on les emploie pour dessi-ner en petit et en perspectiveun paysage, un château, desjardins, etc.

Ons’ensert enphysique,pourfaire voir que leur surface a lapropriété de rendre divergensles rayons de lumière qu’ellereçoit parallèles, de rendre plusdivergens ceux qu’elle reçoitdivergens, et de rendre moinsconvergens ceux qu’elle reçoitconvergens. Quand ces miroirssont placés dans l’un des anglesd’un cabinet orné, ils rassem-blent ,.pour ainsi dire , sous lemême coup - d’œil toutes lesbeautés de ce cabinet, que l’onne peut, sans leur secours, voirque les unes après les autres.