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Tome quatrième.
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de leinps, à l’escorte; le cou- ;rage en augmente, et l’eau dé- !couverte est mise avec précau-tion dans la bouteille, pour êtreanalysée gn retour.

Ces détails sont utiles et mêmeindispensables. Le malhémati-'cien ne peut opérer avec préci-sion sans ses instrumens; les na-turalistesdoi vent avoir les leurs:on n’aurait pas cette foule dedescriptions vagues dont l'our-rpilleut nos livres, s'ils s’enétaient servi daus leurs observa-tions.

Arrivé à l’entrée du lieu quevous voulez visiter, votre pre-mier soin doit être d’y fixer lacorde que vous devez filer enpénétrant en avant : un doubleusage la rend nécessaire, ellevous donnera la longueur exactede la caverne ; et c’est, en casgue les lumièress’éteignentparquelque accident, le fil qui uoitdiriger votre sortie. C’est touten entrant que vos observationsdoivent commencer ; voyez d’a-bord si l’ouvrage a été creusédes mains de la nature, ou decelles des hommes ; sachez dis-tinguer les ga.leriçs des ancien-nes mines abandonnées , lesbouches des volcans qui ontcessé de brûler, d’avec 1rs grot-tes naturelles.

Examioezavec attention, çnavançant , les différens u,n |r sdes rochers, leur qualité , lqurd ure t é, l.es co r ps é tra nge rs qu’ i lsrenferment , la manière dont letout est assis ; observez si leurscôtés sont nudsy ou si leur sur-face est sèche, chargée de quel-que substance étrangère, blau-

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che ou colorée, onctueuse oufriable.

Décrivez avec soin la formedes galeries et des chambres ;les dill'érens corps qui pendentdes voûtes, tels que les crys-taux , les stalactites; distinguezles caractères qui les différen-cient , tels que la forme, la cou-leur, la texture, le plus ou moinsd’adhérence aux murs.

Observez lesqualités de l’air ;est-il épais , serré, \ if , léger ,doux , aisé à respirer, égal par-tout ? c’est ici que le baromètresera utile. Voulez-vous juger desa température ? vous ferezusage du thermomètre. Voyezdans la Décade Philosophique ,an 6 , t. I er . , p. 588 , un mé-moire sur l’^ir que l’on respire,au sommet des montagnes.

Poursuivez votre route, soitqu’il faille marcher droit, in-cliné, ramper sur le ventre, ouse traîner sur le derrière.

Que lebruitsouvent effrayantdes cascades, que le bouillon-nement des eaux , que l’éclatdes voix , qui s’augmente quel-quefois eu se prolongeant dansle lointain, et semble annoncerdes profondeurs immenses, nevous intimident pas ; marchezseulement avec plus de précau-tion ; dirigez-vous par l’œil etar l’oreille; multipliez le notn-re des lumières; ne cessez ja-mais de tout voir , de tout exa-miner. Etes-vous, par exemple^dans une de ces grandes cham-bres, qui semblent être le der-nier terme de votre expédition ,soit par la multiplicité des rou-tes étroites qui s’y présententde toutes parts , soit parce que