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Tome quatrième.
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tendre par la suite ? M. le Ca-mus, qui en a donné l’idée , p.192 de son ouvrage intituléTraité des forces mouvantes, im-primé en 1722, à Taris , ne croitpas qu’ils puissent jamais réussirpar succession de temps. Avait-il raison, ou non »?

On lit dans le tom. I er . desMémoire de rinstilutNational,p. 122, que le prix a été adjugéau citoyen Ber tlioud , horloger,auteur d’une montre pour leslongitudes, dont le cadran estdivisé suivant le calcul décimal.

§ IV. Choix d' une montre.

Le choix d’une montre, lamanière de l'éprouver et de larégler, sont des objets trop es-sentiels pour ne pas mériterplacedans notre ouvrage. Quantau choix, il ne faut la prendreni trop petite ni trop plate : cesouvrages de caprice sont bonspour amuser un moment, maisnon pour satisfaire une persouueraisonnable ; car quels charmespeut avoir une montre où Ton11e voit l’heure que la lorgnetteà la main? Il n’est pas difficilede construire des montres quimarchent huit ou quiuze jours,deux mois, plus ou moins , sansêtre remontées: quelques rouesde plus en font l’affaire ; maisde les faire aller bien, c’est cequi n’arrive presque jamais.Inexpérience ne le prouve quetrop, et la théorie le démontrelorsqu’on fait attention aux frot-temens. Il faut examiner si lemouvement du balancier n’apoint un air contraint et gêné ,s'il a un branle suffisant et d’un

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demi-tour environ , et si ses vi-brations sont bien égales. Onpourra voir aussi avec une loupesi les dents des roues et des pi-gnons sont bien polies, si cesdents paraissent uniformes, etsi le tout semble bien distribué.Voici les expériencesqu’on peutfaire pour juger, en deux outrois jours, de la bonté d’unemontre : qu’elle avance ouqu’elle retarde, peu importe ;on pourra la régler par la ro-sette ; mais on observera , surune bonne pendule, si elle vaégalement dans les différentespositions, c’est-à-dire à plat et

{ tendue, en la voyant aller douzeîeures sur chacune de ces posi-tions. En second lieu, on exa-minera sa marche pendant 24heures, observant si elle va éga-lement , c’est-à-dire si la fuséea la courbe demandée par lesdifférentes forces du ressort.

§ V. Manière de régler unemontre.

Il ne faut pas exiger d’elleune plus grande exactitude quesa nature ne le permet : quel-que parfaite qu’elle puisse être,elle n’ira pas long-temps, sansque le hasard y ait part, aussirégulièrement qu’une bonnependule. Eu effet, celle-ci esttoujours dans une situation fixe,dans un air qui ne change quepar degrés. Souvent, au con-traire, une montre passe subite-ment du gousset, où elle estagitée et où l’air est chaud , àun clou, où elle est en repos,dans une situation toute diffé-rente , quelquefois exposée au3