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Irouvera un extrait raisonnéda ns le Journal de la Blancherie ,iy 83 , p. 49 - Voyez encore dansl'Encyclop. Méth. , Arts et Mé-tiers ,~t. V, p. 275 , l'analvse dela méthode de M. l’abbé deLépée , pour instruire les sourdset muets. Celle de M. Sicardsetrouve consignée dans le Ee-cueil des séances des écoles nor-males.
MULOTS. Ces petits ani-maux , ainsi que les musarai-gnes et les souris, font, danscertainesannées, les plus grandsravages dans les bleWs. Ces mi-neurs souterreins mangent legrain en terre , coupent le bledpar le pied. On prétend qu’onpeut les détruire en leur don-nant la pâte suivante. O11 prendla huitième partie d’un bois-seau d’orge j on y mêle une livrede racines d’ellébore blanc ré-duites en poudre,avec quatre on-ces de staphisaigre. : 011 y ajouteun peu de miel. Cet appât placéà l’entrée des trous de ces enne-mis destructeurs, les attire ; ilsen mangent et périssent.
On dit aussi qu’un moyenpropre aies détruire, est de met-tre dans leurs trous un petitmorceau de chaux vive, et deverser dessus de l’eau dans la-quelle ou fait infuser de la suieet bouillir une certaine quanti-té d’absynthe.
Ou peut prendre encore untrès-grand nombre de mulotspendant l’hiver, en mettant surune tuile un pot de terre soute-nu par une noix. On ôte un peudu bois de la noix ; on la placede manière que le côté entamésoit dans l’intérieur du pot et
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l’autre partie dehors. Le mulotentre pour manger la noix ducôté où elle est entamée: lanoi.troule , le pot tombe , et le mu-lot se trouve pris dessous. On lenoie dans un seau d’eau, en l’en-levant avec le pot et la tuile.
M. deBuffon s’étant apperçuque les mu lots emportaient dansleurs souterreins les glands qu’ilavait fait semer, donna ordrequ’on dressât dans ses planta-tions un grand nombre de pièges,où pour toute amorce on leurmit une noix grillée. En moinsde trois semaines , on lui ap-porta près de îôoo mulots. (V.Collect. Académ ., partie franc .,
t. IX, u. .48.)
Des laboureurs ont tenté defaire périr les mulots en lesnoyant dans leurs trous.
D’autres ont essayé d’intro-duire de la fumée dans leur ha-bitation , par le moyen d’un ba-rillet de fer , cylindrique engrande partie , ayant 11 poucesde diamètre sur 2 pieds de long.Un des bouts du barillet prenaitla forme conique , dans une lon-gueur de 6 à 7 pouces , en con-servant à son extrémité une ou-verture proportionnée à celled’un trou de mulot. L’autre boutavait toute la largeur du Laril-let , et recevait un couverclequand la machine devait êtrefermée. L’intérieur du barilletétait garni d’une grille de fer,qui portait naturellement surl’endroit où il commençait à serétrécir , en prenant la formed’un cône. La machine, une foisplacée sur l’ouverture faite parun mulot, s’y maintenait droiteavec le secours d’un petit bar-