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moires de V Académie, des Scien-ces , année 1781 , un niveau pro-posé par M. de Fouchy, dont ladescription séparée des plan-ches, serait inutile, et ne pour-rait bien s’entendre. Ce niveaupeu coûteux , est exemt de vé-rification , et parait très-expé-ditif. La table du Journal desSavons indique aussi l’annoncede différées niveaux.
Le célèbre Ratnsden a ima-giné un niveau portatif qu’ilappelle niveau à la main , ins-trument bien simple et bieningénieux ; il en a réduit le mé-canisme à la combinaison d'unniveau de mercure recourbé ,et de l’oculaire d’une lunette,de façon qu’on peut placer leniveau dans la lunette, et voirensemble les deux surfaces ho-rizontales du niveau, et l’imagede l’objet qui paraît dans lalunette ; ce qui suffit pour lenivellement. On en trouvera ladescription dans la traductionque M. de Lalande a donnée ,en 17^0, de la Description de lamachine à diviser, par Rams-den, p. 55 , et sa figure, plan-che 4 de ce même ouvrage.
§ III Manière de niveler unterrein.
La connaissance parfaite dunivellement est un art particu-lier qui demande beaucoup dethéorie et de pratique. Nousn'entreprenons pas d’en donnerles règles, on les puisera dansles traités ex professa sur cettematière ; nous nous borneronsà quelques procédés qu’un jar-dinier ne doit pas ignorer, et
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dont il a besoin pour chercherà mettre de niveau la superfi-cie de son jardiu , pour en con-naître les différentes hauteurs ,et les régler suivant les besoinsqu'il en a. Une allée de niveauest celle qui n’est pas plushaute en un endroit qu’en uaautre. Un niveau de penteest celui dont la pente est égalapar-tout dans toute la longueurde l’allée , en sorte que cette al-lée paraisse depuis un bout jus-qu'à l’autre.
Le niveau dont on se sert pourmettre un terrein de niveau estcelui des mâçons : il faut ou-tre cela une longue réglé pour laposer dessus, et des jalons, qui11e sont autre chose que des bâ-tons bien droits, de même hau-teur , de cinq à six pieds , qu’onunit par-dessus. L’on arme latête d’un morceau de linge oude papier blanc, ou bien 011 lesblancnit simplement , pourqu’on puisse les distinguer deloin. La manœuvre du nivelle-ment se fait ainsi. Un hommeportedes jalons,un autrelecor-don pour al ligner, et le troi-sième, qui est le niveleur, con-duit l’ouvrage. O11 commencepar l’endroit le plus élevé; ony fiche deux jalons en terre , ànuit ou neuf pieds l’un de l’au-tre; on pose la règle par-dessus,le niveau sur le milieu de larègle, et on fait venir le plombde niveau dans son centre , enenfonçant celui des deux jalonsqui est trop haut Ensuite oncontinue de poserdes jalons surla ligne des premiers jusqu’aubas du terrein qu’on veut nive-ler. On les enfonce, ou on les