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§ II. Maladie des yeux.
Deux manœuvres travaillantà une vieille fosse, en ouvrirentline autre qui était au-dessous,d’où il sortit une puanteur siaffreuse, qu’ils en perdirent lavue. M. Chôme! les guérit envingt-quatre heures, en leurmettant sur les yeux une com-presse imbibée d'une liqueurspirituense, et en leur faisantprendre deux ou trois cuille-rées de celte liqueur de quatreen quatre heures.
Cette eau est tirée des plantesaromatiques, thini, lavande,sauge, serpolet, marjolaine,romarin, feuilles et fleurs ; onles fait macérer dans de l’hi-dromel, après quoi on les dis-tille au bain de sable : tout l’artconsiste à bien conserver l’huileessentielle ; ensuite on rectifiela liqueur distillée sans séparerl’huile.
Celte eau prise intérieure-ment et appliquée aux oreillesdans du coton , a guéri des sur-dités causées par de grandes mi-graines ou des jluxions : elleréussit aussi contre les migrai-nes et rétablit les estomacs gâ-tés parde mauvais alimens ; elleest encore cordiale et vulné-raire. ( Collection Acad., partiefr. , lom. III, p. 542. )
Pour les inflammations desyeux , il n’y a rien de mieux àfaire que de prendre un blanc-d’oeuf, dans lequel on met uneu de camphre et du sucre ; onat le tout jusqu’à ce qu’il soitréduit en écume; on en fait uncataplasme qu’on applique sur
Tome IV.
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l'œil malade. Ce moyen simpleet peu coûteux, a été très-uti-lement employé par M. Steller,médecin-oculiste. ( Voyez Ca-taracte , maladie des yeux).
§ III. (Etl artificiel.
L’organe de la vue est de lastructure la plus admirable : ceglobe est, comme l’on sait,composéextérieurement de plu-sieurs membranes, qui tirentleur origine d’un nerf qui vientdu cerveau, etqui porte le nomde nerf optique : le dedans estrempli par trois humeurs dedifférentes consistances, dontl’usage est de donner aux rayonsde lumière la réfraction néces-saire pour les ramener sur larétine, et y peindre tous lesobjets qui se présentent devantnos yeux. Il est mille détailsplus intéressans les uns que lesautres sur ce merveilleux or-gane, qu’on lit dans le Traitédes Sens de M. le Cat : maisvoici la description d’un œilartificiel très-facileà construire,qui démontre sensiblement lamanière dont se fait l’impres-sion des objets sur la rétine ;car le cryslallin de l’œil qui setronvesuspendu entre l’humeuraqueuse et vitrée, produit l’ef-fet que va nous présenter unpetit crystallin de verre con-vexe.
On prend une boîte touteronde, à-peu-près de la gros-seur d’une boîte à savonnette;ou l’assujétit sur un pied, afinde pouvoir la manier et la pla-cer commodément. On fait àcette boîte deux trous ronds,G g