4Ba OIS
Nous ne donnons ceci quecomme un essai qu’on pourraétendre et perfectionner, reut-être en pourrait-on' tirer partipour former des appeaux. (Voy.Appeau).
Il est possible, ainsi que l'aéprouvé M. Barrington, de mo-difier le chant d’uue espèce, tel<que le moineau, par exemple,en l’élevant prcsqu’au sortir dunid , soit avec un rossignol, soitavec un serin, ou tout autreoiseau. Si l’on prenait, conti-nue toujours notre auteur, Itipeine d’élever les allouettesdesbois et celles des champs sousun rossignol, on s’éviterait lesfrais et l’embarras de nourrirdes rossignols dont on pourraitse passer dans la suite; car unrossignol ne vit guère plus dedeux ou trois ans en cage, et nechante que trois ou quatre moisde l’année; tandis qu'une al-louette vit de la sorte plus long-temps, et ne cesse de chanterpendant neuf mois : et si l’onélevait nos oiseaux avec ceuxd’Asie et d’Afrique , nous par-viendrions à introduire^dans nosbois les ramages des oiseauxétrangers, en donnant la libertéaux nôtres quand ils seraient-une fois instruits. L’expériencene démontre-t-elle pas tous lesjours ce que peut l’éducationsur le chant des oiseaux?
On trouve daus le Journal des
OIS
Savant, 1698, i re . édit., p. toS,et seconde édition, p. <jb, uneinstruction pour élever, nour-rir, dresser, instruire et pansertoutes sortes de petits oiseauxde volière, que l’on tient encage pour les entendre chanter.11 a été imprimé, vers 1760 , unouvrage intitulé : (ëdologie,oaTraite du Rossignolfranc-chan-teur, contenant la manière dele prendre au filet, de le nour-rir et d’en avoir le chant toutel’année.
L’on vient à bout, par Jemoyen des serinettes, d’appren-dreaux oiseaux des airs entiers;mais une chose à laquelle onn’a pas encore pensé, et quenous indique le mémoire dontnous avons extrait cet article,c’est d’élever deux jeunes oi-seaux séparément, de manièrequ’en chantant ensemble ilsfassent un duo. Nous joignonsici des airs notés, dont la com-position est telle, qu’à quel-u’endroit de l’air que chacunes oiseaux chante, ils seronttoujours d’accord ; ce qui for-mera une véritable harmonie,quoique l’un ou l’autre com- :mence à chanter ou s’arrête àsa fantaisie : car il est à obser-iver que les oiseaux rendent tou-jours les mêmes passages avecles mêmes notes, sans hausser,ni baisser de ton.