O R
§ VI. Or de couleur.
Dans la bijouterie, on estdans l'usage d’employer des orsde dilférentes couleurs pourimiter des fleurs, varier et dis-tinguer les ornemens. On laitl’or rouge en mêlant cinq sixiè-mes d’or fin à un sixième decuivre rouge ; pour l’or vert, onmêle près d’un quart d’argent,et pour l’or gris, on mêle unsixième de fer à un sixième d’orpur. Ces mélanges ne rendentl’or guère plus attaquable auxacides, et le fer lui donne de ladureté ; mais en général celadiminuede titre de la matière ,parce qu’on n’est pas assuré dela quotité des mélanges. Ontrouve dans l’ Encyclopédie , in-folio , plus de détails à ce sujet.
§ VII. Incrustration de l'or surl'acier.
L’ Encyclopédie , 1.1V, p. 417>ne donne pas grands détails surl'art de damasquiner. On peutcependant consulter les figures,toin. III des planches, articleCueleur-Dam asquineur.
En 1780, le sieur Growe,Anglais , fit voir des ouvragessur lesquels l’or n’était pas à lamanière dont on damasquine.D’or était rapporté sur l’acierpoli, et néanmoins, par le se-cretde l’auteur, tellement adhé-rent à l’acier, qn’en les brisantils 11e faisaient qu’un mêmemorceau.
O R S17
§ VIII. Procédé pour nétoyerl'or et rappeler la vivacité desa couleur.
O11 fait dissoudre du sel am-moniac dans de l’urine; ou yfait bouillir l’ouvrage d’or ; ilreprend sa cou leur vive et bril-lante. On peut frotter aussi lesouvrages avec une cire compo-sée de quatre onces de cirevierge, de trois quarts d’oncede verd de terre, une demi-oncede cuivre , une demi - once decraie et un quart d’alun. Lors-que la cire est fondue, on yjette tous ces ingrédiens bienpulvérisés, et on forme de celtepâte, lorsqu’elle est refroidie,des bâtons de la forme des bâ-tons de cire à cacheter. Lors-qu’on veut rehausser la couleurde l’or ou des ouvrages dorés ,on fait chauffer l’ouvrage d’or;ou frotte sa surface avec celtecire; on fait recuire l’or au feu,et on le plonge ensuite dans del’eau bouillante où l’on a faitdissoudre du tartre.
Il arrive quelquefois qu’undé, une bague ou autre bijoud’or, tombe dans le feu : il ensort alors tout noir. On emploie-rait en vain le blanc d’Espagne pour le nétoyer et lui rendre sabelle couleur naturelle : le mer-cure le rendrait tout blanc. Il11’y a d’autre secret que de lerecuire au feu , pour consumerles particules grasses que lescendres ont pu y déposer, et lelaver ensuite avec un acide, telque le vinaigre, et mieux encoreavec de l’eau seconde.
V. les mots Dorures et Galons.
5