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Tome cinquième.
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B P A t

farineavecleau. Rien nest plusVariable; cest-dessus qu'in-fluent le plus le terroir , le cli-mat , les années , les saisons etla mouture.

"y a des farines qui boivent jen eau précisément les troisquarts de leur poids : il y en adautres qui n'en boivent que lamoitié. Les premières sont delàmeilleure espèce; les secondessont de la plus mauvaise : d

11 résulte que le calcul moyeuest les deux tiers. Le boisseaucommun de farine étant de 12livres, on doity mettre environ8 livres deau. Mais cest lex-périence qui apprend à connaî-tre la nature de sa farine , et àjuger si elle boit plus ou moinsdeau.

Ceci regarde le pain blanc depâte ferme seulement, fabriquéavec la farine de bled, qui estcelle de toutes qui prend lemoins deau; car la farine à fairedu pain de ménage , tout estmêlé , sans rien ôter que le son-et les recoupes, boit encore plusdeau et fait plus de pain.

Dans des expériences faitesavec soin , on a éprouvé que3 io liv. de farine, de premièrequalité , ont absorbé 186 livresdeau , et réduites en pain de 4 :liv., ont produit420 liv.depain.

i 3 o liv. de farine bis blanc,ont exigé 82 liv. deau , et ontdonné 171 liv. de même pain.

220 livres de farine bise ontemployé 148 liv. deau , et pro-duit 291 liv. de pain de 8 et

12 liv.

En général, les farines quiabsorbent plus deau dans létatde pâte, en retiennent da-

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vnntage converties en pain.

Le procédé,comme lon voit,est très-simple pour reconnaîtrela bonne qualité des farinesque lon veut acheter. 11 ne sa-git que de prendre douze onceset demie de la farine , et voircombien elle boit deau en fai-sant une bonne pâte Si elle bu-vait beaucoup moins de huitonces,elle serait très-inférieure;au-dessus de neuf, elle seraitdune très-bonne qualité.

Un procédé économiquepourles habitans de campagne ,qui leur fournirait une plusgrande quantité et une meil-leure qualité de pain , en atten-dant que la mouture économi-que soit devenue plus générale,ce serait de ressasser leur farinedans un sas qui laisserait passerdabord la farine la plus fine ;etensuite ce qui resterait dans unsas plus gros , pour retirer legruau , qui est la partie de la fa-rine qui na pas été bien mou-lue ; de faire tremper ce gruau ,huit heures avant de pétrir ; dele mêler avec lautre farine : decette manière, ils obtiendraientune plus grande quantité et unemeilleure qualité de pain.

La pâte de bonne farine, con-vertie en pain , augmente decinq seizièmes du poids de la fa-rine, ce qui vient de leau : ainsiil en reste dans le pain à-peu-prèsla moitié de celle employée.Mais ces résultats ne sont pastoujours les mêmes ; ils dépen-dent de la qualité de la farine ,de la manière de lemployer,de la chaleur du four plus oumoins bien conduite, et duneinfinité d'autfes circonstances,