i8 S A L
tances ne permirent pas rie pro-clamer le prix à l'époque indi-quée. Le concours lut prolongéjusqu’à la Saint-Martin 1782.Le roi porta le prix à 8000 fr.et y joignit 4000 fr. pour êtredistribués en un ou plusieursaccessit. .Nombre de mémoiresfurent adressés à l’Académie .M. Thouvenel , médecin, aremporté le prix de 8000 fr.Son mémoire contient une fouled’expériences d’un genre déli-cat et difficile, entreprises d’a-près des vues nouvelles, et laplupart très-concluantes. L’au-teur y donne des moyens deformer de l’acide nitreux pourainsi dire de toutes pièces, eten employant des matériauxabsolument étrangers à cet aci-de. Ce3 matériaux sont le gazde la putréfaction et l’air at-mosphérique. L’Académie aadjugé 2,400 fr., payables parmoitié, entre deux mémoires,l’un de M. le chevalier de Lor-gna , l’autre de MM. de Che-vrand et Ganivel. On trouvedans le mémoire de M. de Lor -gna, une suite d'expériencesbien concluantes, d’après les-quelles il prouve que l’acide ni-treux n’est point une modifica-tion de l’acide vitriolique ni del’acide marin, comme le pen-saient Stahl et plusieurs autreschimistes. Dans le second mé-moire , les auteurs discutentles avantages et les inconvé-niens que présentent les diffé-rentes provinces de France ,relativement à la fabricationdu salpêtre : ce mémoire, aujugement de l’Académie , corn-plette ce qui manque aux deux
S A L
précédèns. Enfin, deux autresmémoires ont obtenu Chacun800 fr. ; l’un est de M. de Beu-nie, médecin à Anvers ; l’autreanonyme , et l’on a cité avecéloge d’àutres mémoires conte-nant tous quelques faits nou-veaux, de bonnes observationset des détails intéfessans. O11devait faire imprimer la col-lection de ces mémoires, eilretranchant ce qu’ils ont decommun entr’eux, et en ne don-nant que par extrait ceux quicontiennent des détails tropétendus et des faits déjà connus.O11 devait y joindre la suited’expériences qui occupaientl’Académie depuis plus de sixans. On devait, sur-tout, sup-pléer à ce qui était échappé auxconcurrens , comme l’analysedes gaz putrides, qui pouvaitencore je ter de grandes lumièressur la nature et la formation del’acide nitreux. Enfin, l’ou de-vait terminer ce recueil par desvues générales sur la formationdu salpêtre et sur la conduitedes nitrières. Ce recueil a étéimprimé. L’Académie dessciences a fait des essais , en1789 et 1790, sur les moyensde déterminer les quantités pro-portionnelles de nilre, de selmarin et d’eau mère contenusdans les salpêtres bruts. Voyezce qui en est dit dans le Pre-mier Rapport général des tra-vaux de la Société Philomati-que , p. 17S. Voyez encore leJournal de Paris, du 29 avril1777 -
M.Chaptal a publié,en 1794)des vues générales sur la forma-tion du salpêtre et sur l’établis-
• 2 »