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^ement des ni tri ères artificielles. JIly démontre les principes chi-miques du salpêtre , indique lechoix des plantes, des matièresanimales et des matières ter-reuses pour les ni trières; pro-pose les moyens de gouvernerune nitrière, décrit les procé-dés pratiqués en Prusse , àMalthe et en Suisse pour for-mer des ni trières ; communiquedes idées générales sur l’éla-bl issemen t des ni trières en F ran-ce, et termine par exposer l’artdu salpétrier, ou les procédéspour extraire le salpêtre desprincipes terreux qui le con-tiennent. Ce mémoire intéres-sant se trouve dans le Journaldes Arts et Manufactures, t. III,pag. 12.
SANG-SUES. Les auteursanciens et modernes convien-nent qu’une sang - sue qu’onavalerait en buvant, ou quis’attacherait au Fond de la gorge,occasionnerait de très-fâcheusesmaladies, et même la mort, sion ne faisait pas périr ce rep-tile , ou si on ne le tirait pas del’endroit où il s’est attaché: lemeilleur remède serait de l’huileprise en boisson, parce que,bouchant les trachées de l’ani-mal , il périrait promptement,lie pouvant respirer.
Il y a des eaux courantes oùces animaux se trouvent en très-graude quantité, et il y a dudanger à s’y baigner, et mêmeà y marcher jambes et piedsnuds. On cite dans la CollectionAcadémique , partie étrangère,t. Yf, p. s 5 o et 277, des exem-ples funestes d’une telle impru-dence : eutr’aulres, celui d’une
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jeune fille qui pensa perdre lavie. On eut beau lui plonger lesjambes dans de l’eau de mer,les saupoudrer de sel commun ,les envelopper de cendres ; cesanimaux, acharnés, 11e lâchaientpas prise. O11 versa sur la têtsde chacune une ou deux gouttesd’esprit de corne de cerf.
Dans les fontainesdesHautes-Alpes, et dans les endroits lesmoins exposés au soleil , 011trouve une très-petite espèce desang-sue appelée dans le pays,scoure ou soute; elles nuisentaux hommes et aux troupeaux,et si on les avale en buvant,elles causent une mort certaine,à moins qu’on n’y apporte unprompt remède; le sel, l’huileparaissent être des remèdes effi-caces: maisleshabitansont plusde confiance dans de l’agaric, dularix ou mélèse, qui est le mê-me que l’agaric purgatif, qu’ilsconservent en le mêlant avecdu poivre, et qu’ils font pren-dre au malade; ils ont remar-qué que l’eau tiède mêlée avecbeaucoup de lait, et donnéspromptement, adoucit le mal;mais opère très-lentement.
§ I er . Pêche des sang-sues.
On leur présente des caillotsde sang. Souvent elless’en rem-plissent; alors elles paraissentplus grosses et se vendent mieux;mais au bout de quelque tempsje sang se coagule dans leursintestins et jusque dans les vais-seaux absorbans, qui en sont in-jectés. Elles ne peuvent plusalors le digérer; elles devien-nent noueuses , et périssent:
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