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bine avec l’huile du savon, etforme une combinaison inso-luble qui nage en flocons, etne peut servir aux usages or-dinaires. ( Foyer, dans le Jour-nal de Physique , t. XXXIX ,p. 219, une méthode pour con-naître si le savon contient descorps étrangers, par M. Ber-nard ).
§ I' 1 . Substances secondairespropres à remplacer le savon.
On peut substituer au savond’autres substances tirées dulègue végétal. On dit que dansle Poitou, les femmes de lacampagne font des massses detiges et de racines d’arum oupied de veau , qu’elles les cou-pent bien menues, et qu’ellestes laissent macérer pendant 5semaines dans de l’eau, qu’ellesrenouvellent tous les jours ;ensuite elles pilent cette massequi est bien humectée , la fontsécher, et s’eu servent commede savon pour nétoyer le linge ;si ce fait est vrai, il faudraitque celte plante contînt engrande abondance des substan-ces salines et huileuses, com-binées dans un état savon-neux.
Un fait avancé par un excel-lent observateur, M. Marcan-dier , c’cst la propriété savon-neuse que possède l’eau desmavons d'Inde . ( Voyez à cemot Vidée cPun savonnage éco-nomique ).
En Angleterre , où les droitssur le savon le rendent très-cher, ou ysubslitue la fougère:pour cet effet, on la ramasse en
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tas comme le foin ; on la brûl®dans une fosse par un tempssec ; on recueille les cendresqu’on mêle avec de l’eau delessive, et on en fait des boulesassez grosses pour s’en servircomme du savon ; on les faitsécher sur des planches. Cesboules se conservent long-temps ; on dit qu’elles blan-chissent fort bien , et qu’ellesne communiquent pas au litigeline mauvaise odeur, commecertains savons. ( Collect. Acad.,part, étrange tom. XI, p. 424).
En 1781 , on a annoncé desexpériences pour faire du savonaveedes champignons qui crois-sent au pied des vieux poirierset des pruniers.
Le procédé le plus facile con-siste a pulvériser les champi-gnons secs, à verser par-dessusune forte lessive froide de po-tasse et de chaux , pour en lor-mer une masse. U faut 4 livresun quartde lessive Sur une livrede champignons secs. La masseséchée pèse une livre 5 quarts;on délaye une seconde fois cettemasse avec deuxlivres de lessi-ve ; on la réduiten bouillie ; onla laisse reposer pendant troisjours, pour donner le temps àla lessive de s’unir avec leschampignons. On prend une li-vre de savon commun, qu’oncoupe en petits morceaux , ètqu’o'n mêle dans un vaisseauavec autant de la masse compo-sée avec les champignons ; oupétrit le tout ensemble , il enrésulte un savon que l’expé-rience a fait voir propre à laverle linge.
Ces expériences sont cuusi-