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Tome sixième.
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gnées dans les Mémoires de l’A-cadémie électorale d’Erfort, etde l’Académie des sciences uti-les de Mayence .

Les Américains font leur sa-von d’une manière très-écono-micjue, et l’on n'en use pas d’au-tre dans les habitations de l’A-mérique septentrionale. Ilsmettent à part dans des barilset dans un endroit sec , tous lesos d’animaux j ils conserventégalement tous les corps gras.On fait bouillir les os dans unelessive concentrée par l’évapo-ration , et l’on séparé le réseauosseux. On remplace les os pai-res graisses. Après avoir bouillion enlève le peu de pelliculequi reste ; car tout se dissoutà-peu-près. On ajoute de la les-sive plus faible ; on continuede laisser évaporer la liqueursur le feu, jusqu’à ce qu’en eumettant refroidir , elle acquièrede la consistance. Alors on laverse clans des barriques de boisde pin on de ccdre. On n’em-ploie ce savon qu’au bout de 7ou 8 mois, parce que tout ré-cent il a nue odeur désagréable,qui ne se passe qu’avec le temps.D’ailleurs 011 fait bouillir dansla lessive du bois de sassafras ,ce qui l’aromatise. { Feuille duCultivateur, 4'. année, p. 211.)

§ II. Fabrication du savon de

Muneille ,, et liquçur des sa-vonniers.

M Cadet de Vaux, qui a faitconnaître le procédé des Amé-ricains ci-dessus rapporté , a faitinsérer dans la même feuille lapréparation du savon de Mar-

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seiIle, ainsi qu’il suit : On prend6 liv. dè soude en poudra, et12 liv. de chaux vive ; on faitbouillir à plusieurs reprises danssuffisante quantité d’eau , pourobtenir les parties dissolublesde la soude et de la chaux. Lors-que le marc estépuisé pardeuxou trois eaux dans lesquelles il abouilli , on réunit les lessives ;on les fait évaporer jusqu’à ceque la liqueur soutienne un œuffrais , ou pour plus d’exactitude,jusqu’à ce qu’une bouteille con-tenant u ue once d’eau, contiennesous ce volume d’une once onzegros de la lessive. A ca termeelleestsnliisarninentconcentrée.Dans cet état de concentrationon la nomme liqueur des savon-niers. Alors 011 mêle une livrede cette liqueur avec deux li-vres d’huile, et on a trois livresd’excellent savon blanc , quel’on marbre en y ajoutant unpeu de vitriol de mars.

§ III. Savon noir.

Le savon mon, connu sous lenom de savon noir ou vert , sefait , continue M. Cadet deVaux , avec l’alkali des cendresou la potasse , et le marc desolives Dans les pays où l’on cul-tive la navette, le colsat , lepavot, on pourrait employer lemarc de ces graines, après qu’onen a exprimé l’huile, à fairedu savon, en faisant, au défautde potasse , bouillir ces marc 3dans la lessive des cendres.

§ IV. Savon de laine.

C’est le nom que M. ChaptaLdans un mémoire lu à l’institut

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