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Tome sixième.
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long, et on l’y laisse refroidir |pendant la nuit : lorsqu’il est jsuffisamment dur , on le coupe ipar morceaux carrés, et on le ]fait sécher sur des planches, jsoit au soleil si cela se peut, ]soit dans unechambre échauffée jpar un poele. Chaque morceau jdoit être placé sur un coin etretourné souvent.

Voilà quelle est la manièrede composer ce savon , qui a étéapprouvée par 1 Académie deStockholm. Voici comment ilfaut s’en servir :

Four blanchir le fil de coton,on prend pour deux onces etdemie de fil une once de savon ;on les fait bouillir dans deuxpintes d’eau pendant une heureet demie , et ainsi à proportion :on tend le fil sur un arc, et onl’expose au soleil , enduit desavon, pour y blanchir. A me-sure qu’il se sèche, on l’humectelégèrement avec un arrosoir. Ilfaut bien garantir ce fil de lapluie: en été quand on a dubeau temps et de la chaleur , ilne faut que quatre ou cinq jourspour blanchir ce fil. Lorsqu’ilest bien blanc , on le nétoie avecdu savon commun et on le rinceavec de l’eau de mer. ( Collect.Acad.,part. étr. , t. XI, p. 4 ^ 5 . )

§ VI. Savon acide.

On lit dans le Recueil des Mé-moires de la Société royale de mé-decine, pour l’année 1776, unmémoire de M. Macquer , surles savons acides, et sur lesavantages qu’on en pourrait re-tirer dans la pratique de la mé-decine , dont nous tâcherons de

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donner une légère idée , tan*-parce que c’est un objet nou-veau de recherches, que parceque son usage pourrait peut-êtredevenir très-utile.

On donne assez généralement,dit notre auteur, le nom de sa-von à tous les composés d’unehuile et d’une matière salinequelconque , dont l’union esttelle, que l’huile est rendue dis-soluble , soit dans l’eau , soitdans l’esprit-de-vin , par l’inter-mède de la matière saline. D’a-près cette définition , on sentque le nombre des savons ou ac-tuellement existansou possibles,est presque infini.

Cependant, jusqu’à ces der-niers temps , il n’y a guère quelessavonsalkalins qui aient étévéritablement connus : ceuxque l’art peut faire parle moyeudes acides, et que la nature pro-duit en très-grand nombre dansle règne végétal, ont été entiè-rement négligés , quoique lesavantages considérables qu’onretire des premiers dans la mé-decine et dans beaucoup d’arts ,fussent bien propres à inspirerle désir d’acquérir sur ces der-niers toutes les connaissancesque la chymie peut nous pro-curer.

Il paraît que ce n'est que de-puis que l’Académie de Dijona fait de cct objet le sujet de sesprix, en 1779 et en 1780, qu’011a commencé à y donner queDqu’attention.

M. Acliard,de l’Académie deBerlin , a ouvert la carrière enfaisant imprimer dans le Jour-nal des trois régnes de la nature ,du 10 juin 1777, un travail sut-