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faut mêler un peu de soufre’aux matières, lorsqu’on les ré-duit en cendres pour en tirer lese! ; ou lorsque la cendre estfaite, y mêler du soufre, et laremettre au feu jusqu’à ce quele soufre soit brûlé. On garantitainsi lesselsde la liquéfaction,et on les rend plus blancs, pluscristallins. Point de règle pré-cise sur la quantité de soufre.Il paraît que 4 ou 6 onces suf-fisent par quintal de matière.Suivant Eller, les molléculesprimitives de l’eau ont des poresdans lesquels les atomes du selpeuvent se loger sans augmen-ter son volume, et l’eau par-faitement saturée d’un sel, peutencore en dissoudre d'autresd’uneseconde et d’une troisièmeespèce, sans abandonner riendu premier. ( Voyez la mêmeCol'. Acad ., part, étr., I. VIII,p. 84 du discours, et ? 56 ).
On peut voir encore dans lamême Collection, partiefranç .,t. IV, pag. 97, 107, i: 5 , 119,plusieurs mémoires intéressansde M. Lérnery, sur la dissolu-tion et la précipitation des dif-férées sels.
Les sels que l’on retire parcristallisation , ne sont pointdépouillés de toute humidité :quand vous aurez besoin qu’ilsle soient, vous les mettrez dansun creuset ou dans un pot deterre sur un feu de charbons,et vous les ferez chautfer jus-qu’à rougir : c’est ainsi qu'ilfaudra traiter le sel marin etle vitriol , dans les cas où ilsera indiqué d'emploier du seldécrépité et du vitriol calciné.( Art des Expériences , de /’abbéNollet , 1. 1, p. 4oâ ).
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On trouve dans le Bulletinde la Société Philomatique , mai1792, N°. 11 , une expériencecurieuse de M. Vauquelin, surla diminution de volume et larupture des vaisseaux pendantla crystallisation des dissolu-tions salines.
§ II. Maniéré, de tirer les selsalkalis des végétaux et de lescalciner.
Comme l’expérience démon-tre que les substances qui en-trent facilement en fusion, com-muniquent cette propriété àcelles qui sont moins fusibles ,c’est par cette raison qu’on faitungrandnsagedessels. Kunckelindique une méthode abrégéeet très-utile de préparer tousles sels qui sont en usage dansles verreries, et au moyen des-quels on peut se passer de soudéd'Espagne , de poudré de ro-quette, de cendres de Syrie ,ou du Levant , et de toutes lesautres matières qu’on est obligéde faire venir de loin.
Le premier point d’une mé-thode courte et bonne pour pré-
f iarer les sels qui entrent dansa composition du verre, c’estde ne s’attacher k les tirerd’au-cun endroit particulier, tous lesvégétaux étant propres pour cetusage. Tous les arbres et toutesles plantes , après leur destruc-tion , ou après avoir été réduitseu cendres par l’action du fsu,donnent un sel d’une seule etmême espèce, qui est l’alkali. fixe; il y en a seulement qui enfournissent plus abondammentque d’autres. Il n’est donc ques-tion que de se procurer des
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