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Tome sixième.
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de raisins et autres matièresvégétales, après les avoir rédui-tes en cendres.

Les verreries, les fayanreries,les blanchisseries , les savonne-ries, les teintureries , peuventemployer indifféremment dansleurs travaux les deux sortesd’alkalis. Ils se combinent l’unet l’autre avec le sable , pourformer le verre, les frittes, lesémaux ; avec les huiles et lesgraisses pour faire les savons ;ils servent également à foulerle 3 draps, à blanchir les toiles.C’est la facilité plus ou moinsgrande que l’on peut avoir à seprocurer ces sortes de sels , quiseule en détermine le choix pources usages. Les savonniers deMarseille emploient la soudequ’ils tirent de l’Espagne et del’Egypte; ceux de Lille préfè-rent la potasse, qui leur vientde Suède. A Paris on emploiela soude et les cendres de boisneuf pour les lessives. Les blan-chisse ries de Fl and res se serventdes vedasses ou parasses tiréesde Suède, de. Pologne ,de Rus-sie. Le nord de l’Amérique enfournit aussi beaucoup. ( VoyezÇallect. Acad.rn., partie franç .,t. VI , p. 162. )

O11 n’a pas le même choixpour la fabrication du salpêtre.L'r'kali minéral ne peut pas yêtre employé, parce qu’il formeavec l’eau de nitre un sel quis'humecte tropla râlement à l’air,et qui par là même doit êtreéxtdu du la eoinpositiondes pou-dres à cni,<in. Ce seul objetentraîne une giande consomma-tion d’alkali végétal. Mais nouslie pouvons pas espérer de ba-

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lancer de long-temps l’importa-tion des potasses étrangères, euégard à la plus grande abon-dance et à la moindre consom-mation des bois dans lesclimats,septentrionaux, beaucoup moinspeuplés et moins industrieuxque nos provinces. ( Voyez Sal-pêtre , Potasse. )

Il faudrait donc s’appliquerprincipalement à multiplier enFrance la production ou l’e.x-,traction de l’alkali minéral ,pour faire baisser en même-temps le prix de ces deux sels,en diminuant la concurrence desfabriques qui les consomment.

On peutyréussir pardifférensmoyens. Ou pourrait cultiver,choisir et brûler sur les côtes denos provinces méridionales, lesbonnes espèces de soude. M. deJussieu , à son retour d’Espagne en 1717, a donné quelques ins-tructions sur cette matière dansles mémoires de l’Académie dessciences. ( Voy. Co/lect. jicad.,partie J rang. , t. IV, p. 538 . )

On pourrait peut-être encore,plus avantageusement, tenter ladécomposition du sel de mer,pour en séparer l’alkali minéralqui lui sert de base et le mettreà nud. Plusieurs chimistes ontindiqué des méthodes pour yréussir; mais la plupart sonttrès-dispendieuses et difficiles àpratiquer eu grand.

De toutes les productions deFrance , une des plus faciles àmultiplier dans nos provincesmaritimes, est celle du sel ma-rin. Les eaux de la mer échauf-fées par le soleil , le répandentavec profusion sur les côtes deFrance , au point qu’elle pour-