SÊ L
mont , pour la fabrication dusel ammoniac.
§ V. Sel de Glauber ou sulfatede soude.
M. Aimaches ayant fait re-bâtir sa maison, brûla une partiedes vieux bois et retira des cen-dres lessivées à froid une telleabondance de sel de Glauber ,qu’il n’a pas été obligé défaireévaporer sa lessive. Après enavoir retiré plus d’un quintal ,il lui resta encore beaucoup decendres. Quelques chimistesontregardéce phénomènecom-me l’effet du séjour que lesblanchisseuses avaient fait dansta maison , dont les planchersauront été insensiblemen t péné-trés du sel de soude qu’on em-ploie pour faire la lessive. M.Aimaches croit pouvoir douterde la vérité de ces conjectures.Les bois d'une cloison couvertede plâtre, brûlés sur des pla-tjues de 1er , sans le concoursrt’aucune matière combustible,ont donné les mêmes produits,et il lui a paru qu’en général lesvieux bois de chêne , poutres ,solives , lattes des toits , lui ontfourni la plus grande quantitéde sel de Glauber . Il a consignéces faits dans I e Journal deParis ,1785 , n°. 216.
M. Rolland , chirurgien àMorlaix , a annoncé la décou-verte d’un sel qu’il disait alkali,et qu’il avait retiré des substan-ces animales et végétales. Ce selexaminé par MM Bertholel etPelletier, 11e faisait point effer-vescence avec les acides , et neverdissait point la teinture de
SEL
tournesol. C’était un mélange dedeux parties de sulfate de soudé(sel de Glauber ) , sur une dernuriatte de soude (sel marin ).Le bureau de Consultation desarts a fait demander à M. Rol-land , desrenseignemens sur lessubstances dont ce sel est extrait.( Voyez le Journal des Inven-tions et Découvertes , impriméen 17y3 , t. I er ., p. 5 bG. )
§ VI. Sel de lait.
Nous avons fait connaître tesel sous le nom de Sucre de lait.Voyez cet article, où nous in-diquons la manière de l’obtenir.
§ VII. Sel de verre ou fiel deverre.
C’est une écume ou scorie quise ramasse sur les creusets oùl’on fond le verre; c’est un selmarin mêlé de parties terreuseset d’1111 peu d’alkali. Ce sel sedégage de la soude ou desalkalisdont 011 se sert pour fondre leverre; il monte à la surface desmatières fondues , où il se ra-masse en assez grande quantitépour que l'on en fasse commer-ce. O11 le jette dans l’eau; ou leforme en pain; quelques hon-groyenrs en font usage.
11 y a un excellent mémoiresur celte matière , qui est de M.Pot. ( Actes de l'Académie deBerlin , année 1748- )
§ VIII. Sel d'oseilleoxi oxalateacidulé de potasse.
Les droguistes débitent dansle cotumerce, sous le nota de