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le plus naturel et le plus avan-tageux est d’élever des arbresde semences dans des terreinsque l’on destine à cet usage.Avec un peu de soin, on par-vient à se procurer, à peu defrais, les plus belles et les plusriches pépinières.
Le dernier point, dit M. Du-hamel , pour le succès des se-mis, est de choisir des semencesparfaitement mûres. On jugeque les fruits sont parvenus àleur état de perfection, quandils ont acquis leur grosseur,quandils sont bien formés cha-cun dans leur espèce et qu’ilstombent d’eux-mêmes: ob voitles fruits capsulaires, tels quele fusain, s’ouvrir d’eux-mê-mes ; les vésiculaires se dessé-cher, conserver leurs semencesdans leur intérieur ; les fruits6Üiqueux , tels que ceux du cy-tise, s’ouvrir et répandre leurssemences, pendant que d’au-tres, comme ceux des gainiers,non-seulement restent attachésaux arbres , mais même leurspanneaux restent fermés.
On doit regarder comme unerègle assez générale, que lessemences qui ne sont accom-pagnées ni d’aigrettes, ni demembranes , sout mauvaisesquand elles nagent sur l’eau,et qu’au contraire elles sontbonnes quand elles se précipi-tent au fond. S’il s’agit de se-mences rares, quoiqu’elles sur-nagent, il est cependant bon deles mettre toujours en terre, caril peut arriver quelquefois quedes graines ne surnagent queparce qu’elles sont piquées devers, sansque les germes soientattaqués.
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On juge que les cônes sontmûres, quand les écailles com-mencent à s'ouvrir.
Il est bon d’observer que lessemences presque mûres achè-vent de se perfectionner quandon les laisse quelque tempsdansleurs fruits cnarnus ou capsulai-res : ainsi, quand on se trouveobligé de cueillir des fruits quiont un caractère de verdeur, ilfaut se garder d’en tirer alorsles semences : il vaut mieux leslaisser achever de se perfection-ner dans leur propre enveloppe.J’ai cueilli, ait M. Duhamel ,des semences de frêne à fleurs,qui paraissaient très-vertes; jelésai stratifiées avec de la terrehumide dans des pots ; et auprintemps suivant , je semaipêle-mêle ces semences avec laterre : quoique la semence defrêne soit ordinairement long-tempsà lever,celle-ci paruttrès-promptement, d’où je concluds,dit-il, qu’elle avait acquis uneparfaite maturité dans cetteterre, où elle était disposée àgermer.
Lorsqu’on veut élever desarbres dont les fruits peuventêtre de quelque utilité, on ferabien de prendre les semencessur des arbres qui portent lesplus beaux fruits, et d’éviter,par exemple, de semer de cespetites noix qu’on nomme an-guleuses , dont le bois est dur etdont les cloisons intérieures sontligneuses; ainsi que de semerde ces petites r.hâtaignesdont lachair est molle et sans goût.Comme il y a lieu d’attendreque l’arbre qui naîtra de la se-mence participera en quelque