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Tome sixième.
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S E M

le plus naturel et le plus avan-tageux est délever des arbresde semences dans des terreinsque lon destine à cet usage.Avec un peu de soin, on par-vient à se procurer, à peu defrais, les plus belles et les plusriches pépinières.

Le dernier point, dit M. Du-hamel , pour le succès des se-mis, est de choisir des semencesparfaitement mûres. On jugeque les fruits sont parvenus àleur état de perfection, quandils ont acquis leur grosseur,quandils sont bien formés cha-cun dans leur espèce et quilstombent deux-mêmes: ob voitles fruits capsulaires, tels quele fusain, souvrir deux--mes ; les vésiculaires se dessé-cher, conserver leurs semencesdans leur intérieur ; les fruits6Üiqueux , tels que ceux du cy-tise, souvrir et répandre leurssemences, pendant que dau-tres, comme ceux des gainiers,non-seulement restent attachésaux arbres , mais même leurspanneaux restent fermés.

On doit regarder comme unerègle assez générale, que lessemences qui ne sont accom-pagnées ni daigrettes, ni demembranes , sout mauvaisesquand elles nagent sur leau,et quau contraire elles sontbonnes quand elles se précipi-tent au fond. Sil sagit de se-mences rares, quoiquelles sur-nagent, il est cependant bon deles mettre toujours en terre, caril peut arriver quelquefois quedes graines ne surnagent queparce quelles sont piquées devers, sansque les germes soientattaqués.

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On juge que les cônes sontmûres, quand les écailles com-mencent à s'ouvrir.

Il est bon dobserver que lessemences presque mûres achè-vent de se perfectionner quandon les laisse quelque tempsdansleurs fruits cnarnus ou capsulai-res : ainsi, quand on se trouveobligé de cueillir des fruits quiont un caractère de verdeur, ilfaut se garder den tirer alorsles semences : il vaut mieux leslaisser achever de se perfection-ner dans leur propre enveloppe.Jai cueilli, ait M. Duhamel ,des semences de frêne à fleurs,qui paraissaient très-vertes; jelésai stratifiées avec de la terrehumide dans des pots ; et auprintemps suivant , je semaipêle-mêle ces semences avec laterre : quoique la semence defrêne soit ordinairement long-tempsà lever,celle-ci paruttrès-promptement, d je concluds,dit-il, quelle avait acquis uneparfaite maturité dans cetteterre, elle était disposée àgermer.

Lorsquon veut élever desarbres dont les fruits peuventêtre de quelque utilité, on ferabien de prendre les semencessur des arbres qui portent lesplus beaux fruits, et déviter,par exemple, de semer de cespetites noix quon nomme an-guleuses , dont le bois est dur etdont les cloisons intérieures sontligneuses; ainsi que de semerde ces petites r.hâtaignesdont lachair est molle et sans goût.Comme il y a lieu dattendreque larbre qui naîtra de la se-mence participera en quelque