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rient sur la superficie de laterre.
Quand les graines sont me-nues, telles que celles de mû-rier ou d’orme, il faut semerces graines en planche ; la se-conde année, arracher ce jeuneplant, qui sera gros comme despailles; en couper les pivots ,et planter ces petits arbres enpépinière, à la cheville, ainsique l’on replante les laitues ,mais à trois ou quatre pouces.On doit s’attendre qu’il en pé-rira une partie ; mais la plupartpousseront des racines latérales ;en sorte qu’au bout de deux outrois ans, on pourra les arra-cher une seconde fois pour lesmettre en pépinière, plus écar-tés les uns des autres, et alorsl’on peut être certain qu’ils re-prendront presque tous. La'gros-seur des semences doit déter-miner à semer les unes plusavant en terre que les autres ;les plus fines doivent être misesplus à la surface de la terre ;la nature du terrein doit aussifaire varier les pratiques. Ondoit semer plus avant dans lesterres légères et sablonneuses,que dans les fortes et argilleuses.( Voyez Plantations ).
SEMOIR. On est dans l’u-sage de semer par poignéestoutes sortes de bleds et degraines, en les jetant devantsoi indistinctement et au ha-sard , parce qu’il serait fort longet fort fatigant de les semer unà un dans de grands espaces ;d’où il arrive que le bted setrouve semé trop épais dans desplaces, et trop clair dans d’au-ires, et que la plus grande partie I
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n’est pas recouverte, ou ne l’estpas suffisamment ; ce qui l’ex-pose à être mangé par les oi-seaux , et à être endommagé ,soit par les gelées dans les paysfroids, soit par l’ardeur du so-leil dans les climats chauds. Cesont ces considérations qui ontdéterminé le chevalier Luca-tel'o, en 1670, après plusieursexpériences, à perfectionner uninstrument qui, étant attachéà la charrue, puisse servir enmême temps à labourer, semeret herser. On donne, en Espa gne , le nom de sembrador ouspsnnatobole à cet instrument.Il épargne la peine de semer,et le grain, tombant à mesuredans le fond du sillon ,se trouvetout placé à égale distance etdans la même profondeur deterre ; de sorte que de cinq par-ties de semence , on en épargnequatre, et qu’avec cela la ré-colte estencore plusabondante.On peut voir dans la CollectionAcadémique, t. II , pag. 266,la description, la figure, l’usageet les succès de cet instrument ;voyez aussi le volume de sup-plément des planches de YEn-cyclopcdie , pl 1 , fig. 1 , 2, 5et 4 ; et l’article Sembrador del’ Encyclopédie, t. IV du snpplém.p. 76b.
Les premierssemoirs ont été,comme on voit, il y a très-long-temps, imaginés en Espagne .puis introduits en Italie , où ilssont tombés en désuétude; en-suite ils ont été ressuscités enFrance par M. Duhamel, et de-r puis par M. l’abbé Soumille , àVilleneuve - lès-Avignon ; en-I fin, ils ont été perfectioiujés en