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Tome sixième.
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S È M

clavette dans le milieu pour lafaire tourner, entre par un boutdans le fond de la caisse quirenferme la semence, et parl’autre dans la traverse du bran-card oit les coultres sont fixés.A l’aide de cette vis, on élèveou l’on abaisse à volonté lacaisse qui renferme les semen-ces, de tnanière que celles-cine soient point écrasées par lescuillers.

La petite herse qui sert à re-couvrir de terre les sillons en-semencés, est attachée par unechaîne à une petite barre defer coudée par les deux bouts,et qui se meut sur deux bou-lons implantés dans les partieslatérales et internes du bran-eard qui porte le semoir. Cettebarre de fer est réunie à sontour, par une verge du mêmemétal, à l’un des grands leviersde la deuxième espèce, qui ser-vent à soulever le cylindre gar-ni de cuillers. On voit doncque dans ce cas le semoir cessecte semer, et la herse cessé'derecouvrir le sillon.

Comme il s’agit quelquefoisde donner plus ou moins deprofondeur à ce sillon, deuxpoids, placés sur des leviers quise meuvent à coulisse le longdes brancards du semoir, ser-vent à faire enfoncer plus oumoins les coultres dans la terre.

La caisse où se place la se-mence, a une séparation mo-bile avec un manche dans lemilieu, pour qu’on puisse l’é-Içver plus ou moins, selon laproportion dans laquelle onveut que la semence se rassem-ble sous les cuillers du cylindre.

S Ë M

Ce semoir a un avantage surtoutes les machines de ce nom,c’est qu’en enlevant la caisse oumagasin de semences avec lecylindre et les foües dentées*on peut y adapter une herse,et le faire servir à tout autreusagequ’à celui auquel il avaitd’abord été destiné. Lorsque cesemoir est complet, il portécinq coultres, six petites herses*sept conduits ou trémies, et soumagasin a huit partitions. En-fin, on a des Cuillers de diver-ses grandeurs pour les différen-tes semences.

Quoique l’on prétende quéles semoirs ne peuvent pas avoirlieu dans la culture en grand,à cause de la lenteur de leurservice, on ne peut cependantpasnierqu’ils «'économisent aumoins un tiers de la semence*et qu’eu la recouvrant bieitmieux que ne le fait la herse,ils la garantissent de la dépré-*dation des oiseaux. £ Journalde la Blancherie , 1788, p. "jet 83 . )

Les Anglais paraissent don-ner la préférence à l’usage dusemoir. Les Transactions de tasociété des Arts et Manufactureset commerce de Londres , t. XII*dont on trouve un extrait dansla Bibliothèque Britannique , fé-vrier 1 ■-96, n°. 3 , I er . vol. , pag.90, contiennent le résultat desexpériences sur la culture ausemoir, comparée à la culturuordinaire. L’avantage est ducôté du semoir.

§ I er . Sernoir à bras.

Les semoirs à bras ont l’avan-tage d’éparguer beaucoup du