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de pêchers ou de roses peuventse garder une année , si on al'attention de les placer dans unlieu ni chaud ni humide, et deles couvrir d’huile d’amandedouce , qui est la meilleure ,parce qu’elle gèle difficilement,au lieu que les sucs aigrissent ai-sément.
L’infusion Taite du soir au ma-lin de demie once de fleurs depêcher vertes,oud’une drachme,si elles sont sèches , est un pur-gatif très-doux, peutse prendrecomme du thé avec du sucre ,qui ne nuit pas à son effet.
Les feuilles tendres de pêchersont aussi purgatives et souve-raines pour les enfans qui ontdes vers. Il faut observer de necueillir les fleurs et les feuillesque sur un pêcher greffé surprunier, parce que le prunierest déjà purgatif; celui greffésur amandier ne purge pas. ( V.Coll. Académ. , partie J rang. , t.IV , p. 77,182 ; voyez aussi l’ar-ticle Infusion. )
On sait que la décoction deséneçon ordinaire,priseen breu-vage , est un émétique usitéparmi le peuple. M. Stedman ,écossais , assure que le séneçonappliqué sur la région de l’esto-mac , provoque le vomisse-ment. {Journal des Savans t 1736,p. 671. )
Le séné est un purgatif desplus doux et des plussalutaires ;mais il a un goût qui révoltegrand nombre d’estomacs : il n’yaurailpeut-êlre point de purga-tif qu’on pûtlui préférer,si onpouvait lui ôter sa mauvaiseodeur et son goût désagréable ,sans rien altérer de sa qualité
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purgative ; c’est ce qu’on estparvenu à découvrir: il ne s’agitued'associer au sénélesfeuilles’une plante qui croît dans nosprairies sur le bord des eaux,et connue sous le nom de grandescrophulaire aquatique. Nous di-rons un mot de l’histoire decette découverte, parce qu’ellepourra peut-être servir d’exem-ple dans quelques circonstances,en nous faisant voir la sagacitéd’un observateur , et en nousapprenant que nous foui onsquel-quefois sous nos pieds des plan-tes qui ont les propriétés decelles que nous ferions venir despays étrangers à grands frais.
Un chirurgien qui était auBrésil envoya à un de nos mé-decins , grand botaniste , lesfleurs desséchées et réduites enpoudre, d’une plante qui crois-sait au Brésil , et qu’il nommaityquetava , sans autre descrip-tion : apparemment ayant quel-que dessein d’en faire commer-ce , si on approuvait son usage ;il la vantait comme un nouveauspécifique sûr pourla pleurésie,l’apoplexie et toutes sortes dofièvres intermittentes. Ces pro-messes étaient trop magnifiquespour qu’on y ajoutât foi; niais,suivant lui, on en faisait usageau Brésil pour ôter le mauvaisgoût du séné ; 011 en fit l’expé-rience qui se trouva vraie , etvenant à examiner ces fleursbrisées. On y reconnut de lagraine , que l’on soupçonna êtrede la graine de scrophulaire ; onla sema ; elle leva et produisit,ainsi qu’on l’avait espéré, uneespèce de scrophulaire , qui pa-rut ue différer de notre grandescrophulaire