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Tome sixième.
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quils soient propres et sains.Ils léseraient sils avaient leurliberté ,- mais captifset souventmal soignés , ils sont, dit M.Buffon, comme tous les pri-sonniers, sujets aux maux dela misère.

SERPENS. Les serpens sontsans contredit les animaux lesplus dangereux ; cependant ily a eu de tout temps des"hommes assez hardis pour sefamiliariser avec eux ; peut-être , au reste , malgré leurirascibilité apparente , ces ani-maux sont-ils susceptibles dé-ducation. Quoiquon ait con-testé ce que les anciens nousont dit à cet égard, les obser-vations des modernes ne per-mettent pas den révoquer endoute au moins une partie;car il ne faut pas croire à lalettre tout ce quon a dit desMarses , peuple dItalie , desPsylles en Ahique, et de quel-ques Indiens. Mais il est cons-tant quil y a encore en Italie des gens quon nomme les sau-veurs , qui manient impuné-ment les serpens. ( Voyez dansle Journal Je Verdun , juin,1705, p. 4'7, les moyens dontse servent les charlatans de laFouille pour les manier.) Has-selquist assure avoir vu enEgypte , des hommes qui ma-nient ces animaux, en mettentdans leur sein , sans en riencraindre et sans en rien éprou-ver , quoiquils eussent toutesleurs dents. M. Legentil assureavoir été, aux Indes, témoinde la même chose ; il croit quecest leffet du jeûne que lonfait éprouver aux serpens. üa

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lit dans les procès-verbaux desséances de lInstitut du Caire,à la date du 21 frimaire an 7 ,que le citoyen Franck , méde-cin , avait adressé à lInstitutune notice concernant lart desophiogènes ; quil avait eu desoccasions fréquentes de remar-quer dans les différentes partiesde lEgypte , la confiance etl'adresse avec lesquelles cer-tains habitansdu pays manientles serpens. Sans doute le mé-moire de cet observateur 11esera pas perdu pour le public.Assurément nos vipères, mê-me les plus exténuées , ne se-raient pas, dans nos mains, aussidociles. Enfin , on a trouvé dansle Nouveau-Monde des char-latans qui prétendaient avoir lamême faculté.

Un fait aussi singulier , etaussi peu rare, valait bien lapeine dêtre approfondi, et ilest bien étonnant que personnenait cherché à constater sicest réellement un don de lanature dont certains hommessont favorisés, comme ils senvantent , si ce 11est quunepure charlatannerie , ou silspossèdent un moyen particulierpour assoupir la fureur de cesanimaux et sen rendre maîtres,comme on a vu le sieur Vild-man se rendre maître desabeilles.

Il serait trop long de donnerlhistoire naturelle des serpens;on latrouveradansnotreüfc/Hieédu Naturaliste. Nous ne nousoc-cupons ici que des moyens de sedélivrer de ces ennemis incom-modes , dont les blessures 11esont que trop souvent mortel-