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Tome sixième.
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les. Nous ne nous arrêteronspas aux procédés indiqués parles anciens, qui croyaient lagraisse ou corne de cerf propreà chasser les serpens , parcequ’ils avaient remarqué del'antipathie entre le cerf et leserpent. Nous ne répéterons pasnon plus d’après eux qu’il suf-fit (|ë se retirer à l’ombre d’unfrêne pour échapper aux pour-suites des serpens; car il n’estpas vrai que ces reptiles fuientson ombre et son voisinage.Il faut sans doute ranger dansla même classe le secret den’en être pas mordu, en sefrottant les mains de jus'deraves , indiqué dans le Journalde Verdun , novembre 1-70,p. 55 i. Dans le siècle éclairé oùnous sommes, il faut au moinsn’avancer que des choses vrai-semblables et attestées par l’ex-périence ; par exemple , c’estun point assez constant parmiles naturalistes voyageurs, quepar-tout où le pouliot sauvagecroît , on ne voit pas de ser-pens à sonnettes, et que si l’onattache au bout d’un grandbâton fendu des feuilles depouliot sauvageon du dictamnede Virginie , et qu’on les ap-proche fort près des narrinesd’un serpent à sonnettes, l’o-deur le tue eu moins de demi-heure: si ce fait est vrai, il ya lieu de croire que l’odeurbouche les conduits de la res-piration dans ces reptiles dan-gereux, ou fermente avec, leursang de manière à les étouffer,soit en déchirant les conduitsdu sang, soit en fermant ceuxdes esprits.

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Le serpent de la Martinique,qui passe pour être un animalsi dangereux, cesse d'être re-doutable , quand on l’apper-çoit. Une branche d’arbre , unpaquet de feuilles , un objetquelconque placés à sa vue,captivent son attention tout letemps dont on a besoin pours’armer.

Xes remèdes qn’on a em-ployés jusqu’à présent contrea morsure des serpens , sontla succion , les fomentationshuileuses, une tisanne avecl’espèce de tithymale appeléela mal nommée , dans laquelleon délaie mi peu de thériaque,l’eau de lin, les vésicatoires,les supuratifs , l’émétique ,les nillauds ou bols d’ail pilée,joints à quelques grains (l’émé-tique ; tous ces remèdes sontinsulbsans.

Il paraît que la succion ,l’huile en fomentation , la bois-son de quinquina prise en très-grande quantité soulagent lessouffrances du malade.

Nous avons, à l’article Pierrede serpent , parlé de son usageet de ses effets.

A la Martinique , dit-on ,les moyens de guérison sont sinombreux et si simples, quel’usage en est confié aux nègres.Dans ce pays ou a donné lenom de panseurs ou pidils , àceux qui font profession detraiter et guérir. Ou n’a jamaispu tirer d’eux leur secret.( Voyez Vipères

En général , veut-on purgerde serpens les endroits qui eusont infectés? l’on peut recou-rir à deux moyens qui ne nous.