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paraissent pas impraticables ,et sans apparence de succès : ilfaut enfermer une vipère, unecouleuvre, ou quelqu'untre ser-pent clans un vase profond oudans un panier de fer ; on placeIp panier ou le vase dans l’en-droit qye l’on veut délivrer deces reptiles ; le serpent enfermécrie; ce cri attire les autres,comme le cri d’un oiseau attireles oiseaux à la pipée : lorsqueles serpens attirés paraissent ,on les tue.
Le second procédé consiste àmettre un serpent dans un potde terre long et profond ; on enscelle l’ouverture d’une ardoisepercée d’un trou à passer unœuf de pigeon; sons le pot onpratique un vuide où l’on metde la cendre chaude; la cha-leur fait crier le serpent; ce criappelle les autres, qui viennentse précipiter dans le vase :augmentez la chaleur, les crisredoublés eu feront venir en-core plus ; et de l’eau bouillanteversée dans le vase les ferapérir.
Au reste, il n’est pas indiffé-rent de remarquer cjue les ser-pens perdent leurs crochets ve-nimeux à charme mue ; quejusqu’à ce qu'il en ait repousséd’autres, ils ne sont pas dan-gereux, et qu’en particulier leserpent à sonnettes n'a de mor-telle que sa première morsure.C’est une observation qui a éléicommuniquée à la Société phi-lomatique, en août 1701 , parM. Daudrada.
§ I er . Serpens artificiels.
La vérité de l’imitation plaîttoujours, quel qu’en soit l’objet :voilà la cause du plaisir, mêléde surprise , qu’ont éprouvé tousceux qui ont vu les serpens arti-ficiels dont nous parlons : ilssont immobiles par eux-mêmes;maispour exciter le principe demouvement qui réside en eux,il ne s’agit que d’en en lever un,en l’empoignant à-peu-près parle milieu du corps; on le sentaussi-tôt s’animer entre lesdoigts; on sent les efforts qu’ilfait ; il s'agite en replis on-dojans; et par les contours tor-tueux que prennent sa tête etsa queue,qui sont dansuu mou-vement continuel , ou diraitqu’il cherche à s’échapper desmains, et même à s’élancer surles personnes qui l’environnent.
Cette machine.si active, exa-minée de plus près, se réduit àune enfilade de petites lames debois , un peu renflées dans leurmilieu , arrondies et adouciespar les bords, allachéesles unesaux antres par trois rangs defils parallèles , et qui vont endiminuant insensiblement dehauteur du milieu vers les ex-trémités: à l’un des bouts, estune pièce de bois sculptée etpeinte , pour représenter la têted’un serpent armée de dents etd’un aiguillon : n l’antre bout,est une pareille pièce de bois,pour représenter la pointe dela queue.
E11 examinant celui qui apassé entre nos mains, et quiavait environ deux pieds de Ion-