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avec laquelle un artiste habilepeut, avec un métal dur et peuiiexible, faire des ouvrages dela plus élégante délicatesse. Ilsemble qu’entre ses mains leDr soit une cire molle qui seprêle à toutes les formes qu’iltige à propos de lui donner,les feuilles, des fruits, des ani-maux, des figures, rien n’estétranger aux ornemens dont laserrurerie enrichit les grilles ,Jes rampes d’escaliers, les bal-cons, les portes et jusqu’auxclefs, etc. Cinquante-neuf plan-ches de cet art, recueillies dansle tome IX de l’ Encyclopédie ,donnent une haute idée du de-gré de perfection où cet art estporté de nos jours.
En 1770, le S r . Gérard, ser-rurier , a mis sous les yeux del’Académie des sciences, undais entièrement de fer, com-posé de quatre colonnes, duhaut desquelles partaient desornemens qui en faisaient lecouronnement,surmonté d’unegloire. Sur chaque colonne étaitun ange à genoux, regardant lagloire. Ces colonnes étaient for-mées par des palmes entouréesde pampres chargées de raisins.Du piédestal de ces colonnes,partaient des ornemens en guir-landes de roses, qui s’unissaientet portaient au milieu, sur desnuages, le livre scellé de l’A-
Ï iocalypse et l’agneau. Touteses pièces avaient été travailléesséparément au marteau, polieset assemblées par des vis surun*bûtis de fer qu’elles recou-vraient. Le dais, tout monté,pesait à peine 400 liv. ( Collect.j 4 cadéin. y part. J'ranç. t t. XIV,p. 406 ).
§ I er . Serrures.
Il serait sans doute à sou-haiter que la probité, la bonnefoi, Ih fidélité, régnassent parmiles hommes au point, non-seu-lement de n’avoir pas besoinde lois répressives du vol et dubrigandage, mais de nous ins-pirer mutuellement assez deconfiance et de sécurité pourpouvoir tenir nos portes ou-vertes sans craindre, je ne dispas le pillage, mais seulementle moindre larcin. Que noussommes loin de cet état de con-fiance et de sécurité, qui n’ajamais existé et qui n'existerajamais parmi les hommes réu-nis en société ! Toujours il fau-dra des portes, des serrures,des verroux ; encore à peinanous garantissent-ils des voleurset des filoux. Aussi le génie in-ventif des arts de premier be-soin a-t-il multiplié ces moyensde sûreté , et cherché à les ren-dre , par des formes compli-quées et des ressorts cachés etdéguisés, tellement inaccessi-bles à l’adresse et à la subtilité,que la force, la violence etl’effraction peuvent seules vain-cre les obstacles et la résis-tance qu’ils opposent. Onzeplanches, dans le tome IX do1 'Encyclopédie, art. Serrurerie ,nous ont douné les figures d'ungrand nombre de clefs, de ser-rures et de verroux , qu’il se-rait trop long de détailler ici.Nous nous bornerons à faireconnaître celles qui ont étéimaginées depuis, et annoncéesdans les mémoires des Acadé-mies ,