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tion à une serrure de l'inven-tion de M. Durand, serrurier.Cette serrure est composée d’unpêne dormant à demi-tour, etd'un Verrou. La garniture estcomposée d’un double puitsportant son faux fond garni d’unrouet. Dans le même puits, estune planche portant son pertuisà chapeau, ce qui rend impos-sible le moyen d’y introduireaucun des instrumens connussous le nom de rossignols , nide faire une clef sans démonterla serrure. La placpie porte sonentrée, (fui n’est qu’un simplecanon rond , sans aucune autreouverture. La serrure s’ouvreen-dedans et en-dehors par lamême ouverture, comme uneserrure bénarde. Cette serruren’est pas attachée comme lesserruresordinaires ; elle se posesur une plaque fixée sur la porte^avec quatre vis; elle porte unressort qui prend à la tête dupalâtre de la serrure ; et sur lederrière, il y a un mentonnetqui s’accroche avec une basculequ’on ne peut faire agir quelorsque la porte est ouverte. Laclef est composée d’une tigeforée, portant une goupille quifait mouvoir un petit ressort àboudin , lequel retient le pan-neton dans sa situation lorsqu’onveut introduire la clef ; quandelle est introduite , l’on tireune basse-coulante qui laissetomber le panneton, lequel estfixé par la goupille, entrantdans un petit trou qui le con-tient dans sa place pour agirdans la garniture. Le S r . Duranda fait une seconde clef, qui nediffère de la première qu’eu ce I
qu’elle est moins embarrassantedans la poche, et ressemble àun porte-crayon.
Depuis , le S r . Chaiguet ,maître menuisier, imagina uneserrure dont la clef était à-peu-près la même, cependant aveccette particularité , qu’au fondet dans la partie du mécanismequi répond à l’entrée, se trou-vait une lettre qu’on changeaità son gré ; en sorte que lorsquela clef y était poussée, s’il n’yavait pas au bout de cette clefl’empreinte de la lettre, em-preinte qui se changeait com-me la lettre , la serrure ne pou-vait être ouverte. Tout l'effetdépendait de l’emboitement dubout de la clef dans la lettre eurelief.
En 1779, le Journal de laBlancherie., p. 1 , a annoncé desserrures de combinaison à cer-cles concentriques, sur lesquelssont gravés des chiffres ou deslettres; en sorte que le pro-riélaire peut choisir sa corn-inaison, et la changer quandil veut. Elles 11e peuvent êtreouvertes ni forcées avec despasse-partout, rossignols ou au-tres outils semblables, et n’exi-gent aucun instrument pour lesouvrir. Ces serrures, de l’inven-tion de M. l’abbé Boissier ,avaient été exécutées, de con-cert avec M. Leprince de Beau-fond , de toutes grandeurs etde toutes formes, et pouvaientformer ornement et décorationdans les lieux et sur les meu-bles auxquels elles étaient ap-pliquées.
Le sieur Calippe, mécani-cien, avait ausoi, même jour-