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Tome sixième.
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de J’appartement, et poussaitun levier de la première es-père. Sur l’un des bouts de celevier s’appuyait une petiteattede fer qui tenaitàl’uu desouts d’une tringle de fer mo-bile sur son axe. Cette tringleétait mise en mouvement parla goupille; et au moyen d’uneautre patte dont elle était gar-nie, elle faisait partir la détented’un pistolet, tandis que l'autrebout du levier, qui était poussépar la gou pille, pressait la queueae la détente principale qui fai-sait partir deux pinces de ferou deux espèces de serres enforme de bras circulaires, quiprenait le poignet de celui quivoulait ouvrir la porte; les ser-res ayant fait leur effet, nesauraient lâcher prise, parceque deux verrous à ressort quise fermaient aussi-tôt après leurdépart, ne leur permettaientpas de revenir sur eux-mêmes.Toute la mécanique était dansl’intérieur de l’appartement,rien à l’extérieur de la porte nepouvait inspirer quelque dé-fiance aux gens mal-intention-nés. L’artiste, en établissant lamachine, devait donner uneinstruction sur la manière dela faire jouer, d’ouvrir et de fer-mer la porte,sans aucun danger

f iour le propriétaire.f/ounint dea Blanc ., 1782, p. 1 5 i et ifip.)Cette invention n’est pas entiè-rement neuve. Le Journal deVerdun , juin 1731 , p. 406, faitmention d’une serrure inventéepar le sieur Dnval, et qui sai-sissait la main de celui qui enignorait le secret.

En 1784, le sieur Fat que,

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serrurier, a fait annoncer, dansles papiers publics, une ma-nière de fermer avec sûreté lescaisses, coffres forts, etc., demasquer l’entrée de la serrure,d’employer des bascules d’uneconstruction et d’un effet par-ticulier, et de faire répondreà la serrure une sonnette ou 1111timbre à réveil, qui avertissedes tentatives qu’on ferait pourla forcer. Nous n’avpns pas plusde retiseignemeus sur cette mé-canique.

Dans la même année, 1784,M. Lafontaine, mécanicien, asoumis à l’examen de F Aca-démie des sciences, un mouve-ment de combinaison pour met-tre les serrures à l’abri desfausses clefs. Son invention areçu l’approbation de l’Acadé-mie , et lui a valu de la partdu gouvernement nue gratifi-cation et un privilège exclusifde quinze années. La différencede ce mouvement aui; serruresde ce genre, c’est qu’il est in-dépendant de la serrure, etqu on peut l’appliquer à toutescelles qu’on juge à propos. Eutournant une vis , la combinai-son 11’a plus lieu, la serrure re-devient ordinaire. On peut ou-vrir et fermer devant des étran-gers, sans qu’ils connaissent du-quel secret on se sert. On petitfermer de 10,000 manières dif-férentes et même d’un million,sans pour cela que. ce soit uneaffaire de mémoire. Le pro-priétaire seul, dans le cas oùil aurait perdu sa clef, peutouvrir sans rien casser, pourvuqu’il ait obseivé deux numé-ros. ( Voyez dans le Journal da