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Tome sixième.
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dépendamment de la voix oude l'écriture, ruais la plupartne servent quà une distancetrès-bornée. Les dames de Gè-nes se communiquent leurspensées dun belvédère à lau-tre, par le moyen de plusieurspetits pavillons.

Ceux qui sont ici rapportéssont dune nature différente ,et peuvent faire connaître lesintentions dune personnes quiserait à plus de dix lieues duneantre: il faut distinguer diffé-vens cas.

i°. Sil y a un obstacle invin-cible, tel quune montagne,une colline entre deux forts,par exemple , dont les coin-mandans sont obligés dentre-tenir une sorte de correspon-dance , ces deux officiers semuniront chacun d'un pendulede même grosseur et de mêmelongueur. Tout le monde saitque si lon met ces petits globesdans la même ligne horizon-tale, avec leurs points de sus-pension , et quon les aban-donne ensuite à leur gravité ;ils décriront lun et lautre lemême nombre de vibrationsdans un semps donné : on con-viendra ensuite dun certainnombre doscillations , pourdésigner telles ou telles lettres,tel ou tel mot essentiel dans lecas de siège ; tels que je man-gue de vivres, de poudres, desoldats, etc.; car ces arrange-mens pris de part et dautre,celui des commandans qui vou-dra parler le premier fera tirerun coup de canon ou de fau-conneau, son collègue en feratirer un autre, pour lui ap-

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prendre quil est prêt à len-tendre; lofficier qui vent par-ler lireia un second coup decanon , et lun et lautre ferontvibrer leur pendule : lorsquele nombre doscillations con-venu pour la lettre ou pour lemot quon veut exprimer seraécoulé , on tirera un secondcoup de canon on de faucon-neau, et lon continuera autantquil sera nécessaire: on auratoujours grand soin de bienséparer les mots: la différencequi se trouve entre le momenton lon voit le feu, et celuilon entend le bruit, ne sauraitcauser aucune erreur , étanttoujours le même pendant touti le temps que durera la conver-savftlion , à moins que le ventne sélève ou ne change. Ausurplus. ( Voyez au mot Son ).

2 °. Si lon peut se voir desdeux tours ou châteaux, on ti-rera dabord un coup de canon ,pour avertir de linstant louveut se parler, et lon montre-ra une torcha allumée, au lieude tirer ; on la cachera ensuite,de sorte que lapparition detorches servira à distinguer lesmots , et lon comptera tou-jours lesoscillationsou pendulecommeàlordinaire LeP.Lanaindique un autre moyen , p. 45de son Prodrome à Parte maes-tro. Il conseille de se pourvoirdautant de tables de sapindenviron trois pieds en carré,quil y a de lettres dans lal-phabet, et de tracer une lettresur chaque table; on fera en-suite des fentes de deux poticc&de large dans le sens de ceslettres, que lon couvrira avec