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rent de nouvelles espérances ;mais, par le rapport lu à l’A cadémie , le 24 novembre 1767,par M. Genève l’aîné, l’un descommissaires nommés, on voitque ces espérances se sont éva-nouies, et que la soie en ques-tion s’est trouvée affaiblie aupoint de ne pouvoir être em-ployée ni en étoffes, ni en bas,ni même en rubans, puisqu’ellene put soutenir le devidage.C’est ce qui a engagé M. Ge nève à proposer, dans un mé-moire lu dans la même assem-blée, de chercher à se procu-rerdesnotions pluscertainessur•le savon des Indes , et de ten-ter ensuite de naturaliser cheznous l’arbre précieux dont lefruit entre dans la compositionde ce savon. Suivant le témoi-gnage de M. Poivre, qui a vuce fruit aux Indes, il est assezsemblable à celui de la planteappelée saponaria , qu’on pour-rait peut-être aussi essayer avecsuccès. On peut voir dans laCollect. Acad. , part, élrang .,t. XIII, p. 280, des observa-tions intéressantes sur le blan-chissage des soies.
Voyez aux mots Teinture etDébouilli , ce qui concerne lesétoffes de soie ; voyez aussiEtoffes de soie.
§ III. Soie galette.
On appelle soie galette la soiequi provient des cocons percéspar le ver pour déposer sagraine. Depuis plus de 100 ans,les Suisses achetaient ces dé-chets de filature, et au moyende certains procédés qui leur
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étaient particuliers , les ren-daient propres à être employésdans les étoffes. En 1782, ilexistait à Paris une manufac-ture établie par le S‘. Duperronet la dame Pallouis, auteursd’un nouveau procédé pour opé-rer les mêmes effets, qu’ils an-nonçaient comme bien supé-rieurs à celui des Suisses . Ceprocédé consistait dans l’art dedécruer cette soie sans la dé-colorer. Avec ce genre de soieils ont fait des velours, desdraps, des tricots, des pru-nelles , des satins d’un prix mo-dique. La durée de ces étoffesétait, disaient-ils, de moitiésupérieure à celle de soie pure :cette soie décruée donnait auxétoffes l’avantage de ne pas secouper; et leur noir de tein-ture , nullement corrosif, em-pêchait les étoffes de rougir.(Journal de la Blancherie , 1782 ,p. 255 1.
SOIF EXTRAORDINAI-RE. On trouve dans le Bulletinde la Société Philomatique , no-vembre 1791 , et février 1792,deux exemples bien remarqua-bles d’une soif excessive , l’und’une femme de 40 ans, épousede Jacques Fery , savetier ,faubourg St.-Martin, hôtel desArts, qui, depuis sa plus ten-dre enfance, éprouvait une soifextraordinaire; à l’époque ci-dessus citée, elle buvait deuxseaux d’eau en 24 heures, etplus dans sa grossesse ; elle aeu, en dix couches, onze en-fans, presque tous d’une mau-vaise santé.
L’autre, d’un enfant de 5 ansqui, en 24 heures, buvait dix